Maroc : Masen fait son bilan d'étape devant le roi

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Vue aérienne d'une partie des installations de la station solaire Noor, près de la ville de Ouarzazate au Maroc.
Vue aérienne d'une partie des installations de la station solaire Noor, près de la ville de Ouarzazate au Maroc. (Crédits : Reuters)
Le roi du Maroc, Mohammed VI a tenu le 26 janvier dernier, une réunion de travail avec les différents acteurs publics du secteur de l’énergie. L’objectif de cette réunion était de faire le point sur les avancées de Masen, bras armé de Rabat dans le renouvelable, notamment en termes d’internalisation et promotion de la marque Maroc au niveau continental.

Le bras armé du gouvernement marocain dans le secteur des énergies renouvelables, Masen a passé une évaluation royale le 26 janvier dernier. Le déploiement de la stratégie énergétique, notamment celle du renouvelable par l'agence publique a été passée au crible par le chef d'Etat. L'occasion pour Mustapha Bakkoury, président de Masen de présenter le bilan des réalisations de l'agence à la fin 2017.

Objectif : 52% de renouvelables dans le mix d'ici 2030

Cette réunion s'est également intéressée au différents projets programmés pour la période 2018-2020. Une feuille de route biannuelle stratégique vu qu'elle devra aboutir à la concrétisation de l'objectif fixé de porter les capacités de production renouvelable à 42% du mix énergétique marocain à l'horizon 2020. Cette barre représente une étape « intermédiaire » pour atteindre 52% de renouvelables dans le mix énergétique du Royaume en 2030.

La mise en œuvre de la stratégie internationale de Masen, notamment son développement au niveau continental était l'un des points les plus importants de cette réunion. Le Maroc compte sur ses avancées en énergie renouvelable pour muscler son soft power au niveau continental, en faisant des énergies vertes « un véritable levier de la coopération sud-sud ».

L'énergie comme outil du soft power marocain

Fort d'une capacité de production d'électricité verte installée d'un peu plus de 1.000 MW, dont la majeure partie provient du segment de l'éolien et d'un taux d'électrification proche des 100%, Rabat pourrait utiliser cette expérience pour se positionner comme un acteur incontournable dans un continent dont la croissance économique est fortement handicapée par les pénuries d'énergie.

Le Maroc s'est ainsi hissé en 2017 à la deuxième place des producteurs d'énergie renouvelables africains, talonnant l'Afrique du Sud qui détient une capacité de production de 1.582 MW et dépassant l'Egypte dont la production d'énergie verte s'est établie à 810 MW en 2017. Le management de Masen a par ailleurs été invité à accélérer la mise en œuvre des démarches de synergies entre les différents acteurs du dispositif institutionnel énergétique, suite à l'achèvement de la réforme du cadre législatif et réglementaire du secteur.

Les retombées socio-économiques du secteur, notamment en matière d'investissement, de mise en place de formations qualifiantes, de création d'emplois, de transfert de technologie ou encore de développement des zones d'implantations des unités de production d'énergie renouvelables ont également été étudiées lors de cette réunion. La maîtrise de cette facette de la production en énergie renouvelables est un autre atout transposable à terme dans l'internationalisation de Masen, comme « vecteur de développement des pays de l'Afrique sub-saharienne disposant d'une potentiel renouvelable avéré ».

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