Union Africaine : le Maroc intègre le stratégique Conseil de paix et de sécurité

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Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères a profité de la session ordinaire du Comité exécutif de l'UA pour faire découvrir à son homologue burundais, Alain Aimé Nyamitwe, une exposition retraçant les engagements des forces marocaines impliquées dans les opérations de maintien de la paix sur le continent.
Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères a profité de la session ordinaire du Comité exécutif de l'UA pour faire découvrir à son homologue burundais, Alain Aimé Nyamitwe, une exposition retraçant les engagements des forces marocaines impliquées dans les opérations de maintien de la paix sur le continent. (Crédits : DR)
Rabat vient de décrocher son siège au Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. L’entrée du Royaume chérifien dans cette instance stratégique de l’UA s’est faite sans difficulté avec 39 favorables et 16 abstentions suite aux abstentions tunisiennes et algériennes pour le siège dévolu à l’Afrique du Nord.

Le Maroc vient de faire son entrée au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union Africaine (UA). Une élection gagnée d'avance qui a vu le Maroc, seul candidat au poste allouée à l'Afrique du Nord, être élu avec 39 voix favorables et 16 abstentions. Le désistement algérien a permis au Royaume de s'installer dans ce qui est considéré comme un organe central de l'UA, qui supervise l'architecture de la sécurité et de la stabilité au niveau continental.

La diplomatie marocaine vient ainsi de décrocher un mandat de deux ans dans le Conseil présidé par l'algérien, Smail Chergui (en poste jusqu'en 2021) et qui compte parmi ses dossiers chauds, la question du Sahara. Cette structure qui s'inspire fortement du l'organisation du Conseil de sécurité des Nations unies est chargée de la prévention des conflits et du maintien de la paix. Le Conseil est composé de 15 pays, dont 10 sont élus pour un mandat de 2 ans et 5 pour un mandat de 3 ans. Cette différenciation vise à assurer la continuité dans l'action du CPS.

L'Algérie préfère attendre 2019

L'Algérie avait pour rappel annoncé le 22 janvier dernier, sa décision de ne pas se présenter pour un nouveau mandat au sein du CPS. Cette abstention a été justifiée par la diplomatie algérienne comme une simple application du principe de rotation entre les pays membres de l'organisation. L'Algérie compte par ailleurs présenter sa candidature pour un mandat de 3 ans en 2019. Le Maroc a été représenté lors du vote, par Nasser Bourita son ministre des Affaires étrangères.

Lire aussi : 30ème Sommet de l'Union Africaine : les dossiers sur la table des chefs d'Etat

Pour l'heure, rien ne filtre sur la personne qui représentera Rabat dans le Conseil de paix et de sécurité. Ce vote s'est tenu en marge de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l'organisation panafricaine. Une session qui sera suivie par le Sommet des chefs d'Etats et de gouvernement qui se tiendra à Addis-Abeba les 28 et 29 janvier prochain.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2018 à 11:15 :
pourquoi ne font ils pas leur union entre eux

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