Le Ghana ambitionne de transformer localement 50% de sa production de cacao

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(Crédits : Reuters)
Pour profiter pleinement de sa production cacaoyère, le Ghana entend, à partir de cette année, appliquer sur le terrain sa nouvelle stratégie en la matière et ambitionne désormais de transformer localement au moins de 50% des volumes de production de la filière.

A l'instar de son voisin ivoirien (premier producteur mondial d'ingrédients de chocolat), le Ghana (second producteur mondial) veut pousser encore loin son industrie du cacao. Intervenant cette semaine dans la presse locale, le directeur général du Ghana Cocoa Board, Joseph Boahen Aidoo, a confié que son pays ambitionnait de transformer localement au moins 50% de sa production de cacao. Selon le patron de l'Autorité de régulation de la filière, cet objectif peut être atteint d'autant plus que la capacité de transformation locale du Ghana n'a cessé d'évoluer depuis quelque temps. «Actuellement, nous sommes en mesure de traiter environ 300 000 tonnes de cacao sur le marché intérieur, soit une hausse de 19% par rapport au chiffre précédent de 252 000 tonnes», a déclaré Joseph Boahen Aidoo.

Grand producteur mondial de cacao, le Ghana a entrepris plusieurs démarches ces dernières années afin de mettre sur pied sa propre industrie de transformation du cacao. A ce jour, le pays dispose de quelque 12 entreprises locales de transformation de cacao. Selon les sources proches du COCOBOD, grâce à cette entreprise, le pays a une capacité de transformation installée de 400 000 tonnes. Cette quantité représente la moitié de la récolte moyenne ghanéenne enregistrée au cours des trois dernières années.

La «Déclaration d'Abidjan»

Les ambitions des autorités ghanéennes se situent dans l'esprit de la «Déclaration d'Abidjan» signée par le Ghana et la Côte d'Ivoire à l'issue d'une réunion de concertation le 26 mars 2018. Engageant essentiellement les deux Etats sur la question des prix et de l'harmonisation des politiques de commercialisation du cacao, ce texte insiste également sur la transformation locale du cacao, afin de subir moins les variations du marché.

La «Déclaration d'Abidjan» rapporte que les présidents ivoirien et ghanéen «affirment leurs engagements à transformer la majeure partie de leur production nationale dans leurs pays respectifs, invitent le secteur privé, notamment le secteur privé africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique, s'engagent à promouvoir conjointement la consommation du cacao sur les marchés locaux, régionaux et émergents».

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