Tunisie : les autorités renforcent la lutte contre la pêche illégale

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En Tunisie, le volume de captures de poissons et de produits de l'aquaculture a atteint cette année quelque 118 000 tonnes.
En Tunisie, le volume de captures de poissons et de produits de l'aquaculture a atteint cette année quelque 118 000 tonnes. (Crédits : Reuters)
Le secrétaire d'Etat tunisien en charge des ressources hydrauliques et de la pêche, Abdallah Rabhi, a annoncé que le gouvernement tunisien compte sévir contre la pêche anarchique. Dans cette dynamique, en dehors de diverses mesures dissuasives, un plan directeur de l'exportation des produits de la pêche est annoncé pour 2018.

Les autorités tunisiennes tiennent à rationaliser l'exploitation des réserves halieutiques pour assurer leur renouvellement. Ainsi, les autorités de tutelle prévoient un renforcement des mesures dissuasives contre la pêche anarchique qui prévaut dans les eaux territoriales du pays.

Selon le secrétaire d'Etat tunisien chargé des Ressources hydrauliques et de la pêche, Abdallah Rabhi, la Tunisie va subordonner, dans cette optique, l'octroi des autorisations et de la prime de carburants au respect de la loi contre la pêche anarchique.

Intervenant ce 13 décembre à l'ouverture d'une journée d'étude sur l'exportation des produits de la pêche, Rabhi a indiqué que son pays allait poursuivre un renforcement des effectifs sécuritaires pour veiller à l'application de la loi.

«Le recrutement des gardes-pêche se poursuivra et un contrôle rigoureux est mené pour lutter contre la pêche dans les sites illicites afin de mettre fin aux dépassements», a souligné Abdallah Rabhi.

Pour faire face à la pêche illicite, les autorités tunisiennes ont déjà déployé plus de 100 embarcations équipées en Système de repérage par satellites (VMS) pour traquer la pêche anarchique. D'après les sources officielles, les discussions se poursuivront avec les représentants des propriétaires des chalutiers pour favoriser l'équipement des chalutiers restants de ce système de contrôle, dans le but d'impliquer les pécheurs dans cette lutte.

Pour les autorités tunisiennes, les changements climatiques, mais surtout l'exploitation anarchique sont à l'origine de la dégradation des ressources halieutiques en Tunisie. Ainsi, un ensemble de démarches, en dehors des mesures punitives, sont prévues pour l'année prochaine. «Un plan directeur de l'exportation des produits de la pêche sera élaboré pour 2018, dans le cadre du Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP, NLDR)», a souligné la directrice générale de ce groupement, Rakia Belkahia, à l'occasion de la journée d'étude.

Des captures estimées à 118 000 tonnes en 2017

Le secteur de la pêche contribue de manière notable à la croissance économique du pays et fait vivre plus de 53 000 familles tunisiennes. Selon le secrétaire d'Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la pêche, le volume des captures a atteint cette année quelque 118 000 tonnes, soit une progression de 4% de la production de la pêche et de l'aquaculture.

Cette hausse reviendrait à l'amélioration de la production de la pêche côtière (8%) et du poisson bleu (5%) en raison de facteurs climatiques plus avantageux. Cependant, les exportations de poisson n'ont atteint à fin avril  2017 que quelque 5 941 tonnes, avec un volume de recettes de 96,6 millions de dinars.

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