WAPCO, le gazoduc de l'Afrique de l'ouest se cherche un second souffle

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(Crédits : Reuters)
Les ministres de l'énergie des pays concernés par le projet de gazoduc pour l'Afrique de l'ouest ont annoncé en fin de semaine dernière, une redynamisation du projet pour la reprise des activités de fourniture du gaz. Le projet avait été arrêté en raison des impayés, fragilisant les activités de livraison de gaz dans certains pays.

Réunis à Lomé, capitale togolaise le samedi 2 novembre 2017, le conseil des ministres de l'énergie des pays impliqués dans le projet de gazoduc de l'Afrique de l'ouest (WAPCO) ont décidé de redynamiser l'initiative en redémarrant la fourniture du gaz. Il fallait pour le Conseil réunissant le Nigeria, le Bénin, le Ghana et le Togo, faire une revue à mi-parcours des importantes décisions prises lors des 14e et 15e réunions du comité directeur du projet et aussi voir les voies et moyens de suppression des goulots d'étranglement afin de relancer ce projet qui bat de l'aile depuis 2013.

Grand handicap pour la réussite du projet, la question de la dette des pays dans ce cadre, a été évoquée et le comité s'est convaincu qu'il fallait trouver des solutions en ce sens. « Le ministre ghanéen s'est engagé que d'ici fin 2018 toute la dette sera réglée », a expliqué Morlaye Bangoura, Commissaire de l'Energie et des Mines de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO).

Avec cet optimisme, annonce le comité, après l'apurement de la dette, le comité mettra en place un programme avec une perspective de livraison croissante du gaz naturel du Nigeria aux trois autres pays. « A présent, tout est mis en œuvre pour minimiser les perturbations dans la fourniture du gaz naturel pour le fonctionnement des différentes centrales de production d'énergie électrique dans les Etats membres », a rassuré le ministre togolais de l'énergie et des mines, Marc Dèdèriwè Abli-Bidamon.

Un problème de trésorerie qui freine le projet

Avec un coût estimé à 974 millions de dollars, le WAPCO devait permettre de fournir du gaz d'une capacité maximale de 13,45 millions de mètre cubes par jour aux pays comme le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria. Il était censé en 2011, contribuer à réduire la crise énergétique par la production de l'énergie électrique à partir du gaz naturel du Nigeria pour l'alimenter le secteur industriel et relancer leurs économies. Malheureusement, le projet est confronté depuis 2013, à des problèmes de trésorerie avec certains des partenaires.

Il se révèle qu'en 2015, la société Volta River Authority devrait 103 millions de dollars à WAPCO. En cette même année, la compagnie d'électricité ghanéenne devrait également près de 181 millions de dollars aux sociétés nigérianes Shell Petroleum Development Company (SPDC) et Chevron Nigeria, fournisseurs de gaz à la compagnie WAPCO. Mais le Ghana n'était pas le seul a traîner des dettes. En raison des impayés accumulés par la compagnie, cette dernière a dû réduire de 70 % ses livraisons de gaz vers Accra.

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