Algérie : le président par intérim du Forum des chefs d’entreprise « poussé » à la démission

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Moncef Othmani, désormais ex-président du Forum des chefs d'entreprise d'Algérie.
Moncef Othmani, désormais ex-président du Forum des chefs d'entreprise d'Algérie. (Crédits : DR.)
Le président par intérim du Forum des chefs d'entreprise en Algérie, Moncef Othmani, vient de déposer sa démission, en expliquant avoir été poussé à bout par des comportements agressifs de la part de certains vice-présidents et des allégations « infondées » contre sa personne.

Le Forum des chefs d'entreprise (FCE) en Algérie est de nouveau sans président. Moncef Othmani, président par intérim, a à son tour démissionné. «[...] Après mûre réflexion et conformément à mes principes, valeurs et éducation, je n'ai d'autres choix que de vous présenter ma démission de ma fonction de président par intérim du FCE à compter de ce jour», explique le responsable dans une lettre adressée aux membres du Forum.

Dans cette correspondance, Othmani tient à expliquer sa décision de démissionner en pointant du doigt des comportements agressifs. : «A ma prise de fonction, et contre toute attente, j'ai fait l'objet d'une campagne diffamatoire d'une rare violence par certains vice-présidents aux objectifs inavoués visant à maintenir la main mise sur le FCE comme par le passé». «Aussi, mon engagement total à mener à bon terme ces élections dans les meilleures conditions, n'a malheureusement pas été possible du fait du comportement agressif, et irresponsable de certains vice-présidents, amenant l'un d'entre eux à porter atteinte à ma dignité en proférant à mon endroit, des insultes et me menaçant physiquement. Tout ceci en présence de témoins membres du Forum », ajoute Moncef Othmani dans sa lettre.

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Accusation d'exclusion du processus électoral

Cette tension entre Othmani et les vice-présidents concernés intervient dans un contexte d'organisation des élections pour la présidence du FCE. Certains membres accusent le président par intérim démissionnaire de vouloir organiser un scrutin exclusif. Dans un courrier, plusieurs délégués de wilayas contestent ainsi ce qu'ils qualifient d'« exclusion pure et simple de plusieurs délégations avec leurs listes de votants à jour de leurs cotisations». Ils dénoncent aussi une «volonté délibérée de priver [les] membres d'exercer leur droit de vote» et «d'une participation active et démocratique à l'élection du prochain président du FCE».

En appelant à son devoir de «conduire cette opération dans la plus grande transparence», les délégués contestataires sollicitent le Conseil exécutif à «corriger cette injustice» qui selon eux, «porte atteinte [au] droit de vote».

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De son côté, Othmani s'estime victime d'une injustice : «[...] Je tiens à signaler que j'ai été destinataire d'une correspondance de l'un des candidats en l'occurrence M. Samy Agli, m'accusant d'impartialité dans le cadre du vote des délégations». L'ex-président par intérim du patronat algérien avance ensuite que «cette allégation infondée [...] intervient par suite du rejet par mes soins de certains dossiers de votes des délégations non conformes à la procédure arrêtée à cet effet et portée à la connaissance de l'ensemble des structures du FCE».

Dénonçant ensuite le fait que la même correspondance ait été reprise textuellement par d'autres délégations, Moncef Othmani ajouté qu'« en conséquence de quoi et en aucun cas», il ne saurait cautionner l'organisation d'élections «irrégulières déjà annoncées par certaines parties malintentionnées».

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