Sénégal  : l'UE appuie la lutte contre la migration avec 59 milliards Fcfa

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(Crédits : Reuters)
Pour apporter un appui à la lutte contre la migration, la Commissaire européenne au développement et à la coopération internationale a signé quatre conventions de financement pour des projets de développement d'un montant de 59 milliards de francs CFA.

Le Sénégal est l'un des pays africains les plus frappés par les questions de migrations, surtout irrégulières. L'Union européenne, dans le cadre du fonds fiduciaire de l'UE en faveur de ''la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées'' en Afrique vient d'accorder 59 milliards FCFA comme appui à la lutte contre la migration. Et ce soutien de l'UE vient à point nommé pour le pays dans sa lutte pour créer de meilleures conditions de vie à ses citoyens. Il s'agit pour l'UE d'appuyer une stratégie qui vise à offrir une bonne condition de vie aux jeunes et aux femmes dans leur pays d'origine. Pour Neven Mimica, Commissaire européenne au développement et à la coopération internationale, « il est d'une importance cruciale d'offrir aux populations locales, et surtout aux jeunes et aux femmes, une meilleure qualité de vie dans leur pays d'origine. A défaut de cela, elles se jettent sur la voie de la migration avec tous les risques qu'elle comporte ».

Accordé sous forme de don, cette convention de financement des projets de développement de l'UE permettra au Sénégal de renforcer la compétitivité des entreprises locales et de créer des emplois dans des zones à fort potentiel migratoire.

Pauvreté et chômage, causes directes de la migration

La pauvreté et le chômage sont les principales causes des migrations en Afrique. A en croire le rapport de l'organisation internationale pour les migrations (OIM), dans les villes comme dans les campagnes, le chômage, le sous‐emploi, la pauvreté et la vulnérabilité poussent à la recherche des moyens de survie pour un nombre de plus en plus croissant d'individus. « Face à une telle situation de crise généralisée, la mobilité interne en tant que solution de survie ne répond plus aux attentes des populations d'où la volonté très forte de se rendre vers des destinations par-delà les frontières », explique le rapport.

En son temps l'ex président Abdoulaye Wade avait mis sur pied « Le Plan Retour Vers l'Agriculture (REVA) » qui consistait à promouvoir le retour massif des jeunes vers l'agriculture. Ce programme avait aussi permis au Sénégal de lutter contre la migration irrégulière de la population active et de favoriser la réinsertion des Sénégalais rapatriés.

Malheureusement comme le note le rapport de l'OIM, les politiques et stratégies de développement tardent encore à améliorer les conditions de vie des populations sur le continent.

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