Energie : où en est le Mozambique ?

 |   |  312  mots
(Crédits : Malajscy-Fotolia)
Classé au 181e rang mondial sur l'indicateur de développement humain du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), le Mozambique est l'un des pays les plus pauvres du monde. Particulièrement vulnérable, il est à la fois exposé aux sécheresses et aux inondations qui compromettent l'équilibre du pays. Malgré une capacité installée de plus de 2000 MW, la majorité de l'électricité du pays est exportée vers l'Afrique du Sud, provoquant ainsi une pénurie d'énergie dans le pays.

Près de 60%, de l'énergie du Mozambique provient de la centrale hydroélectrique de Cahora Bassa sur le fleuve Zambèze. Néanmoins, le pays n'est pas dépourvu d'autres possibilités puisque le gouvernement a déjà identifié plus de 100 sites présentant un potentiel hydroélectrique collectif de 15 000 MW.

Actuellement, le projet Pavua prévoit la construction d'un barrage accompagné d'une centrale hydroélectrique sur le fleuve Pungué, au centre du pays. À terme, Pavua devrait faire partie des premiers producteurs autonomes d'énergies renouvelables du Mozambique : 160 MW d'électricité devraient y être produits.

 >>> Lire aussi : Au Mali, un accord trouvé pour la construction d'une centrale solaire de 33 MW

Des financements massifs pour l'énergie au Mozambique

En début d'année, la Banque mondiale et le Mozambique ont signé un accord de financement de 80 millions de dollars, première étape d'un financement de 200 millions de dollars destinés au projet « Énergie pour tous au Mozambique ».

Ayant pour but d'améliorer l'accès à l'électricité, ce projet devrait permettre à deux millions de personnes d'avoir accès à l'électricité. Dès la fin de cette année, les connexions électriques devraient passer de 300 000 à 450 000.

Mais d'autres projets sont en cours, notamment dans le secteur du gaz, qui serait pompé au fond de l'océan Indien et acheminé vers la côte, où il serait transformé en gaz naturel liquéfié (GNL) puis exporté par navire méthanier. L'investissement, colossal, est estimé à 25 milliards de dollars, plus grosse somme jamais investie en Afrique subsaharienne dans le secteur des hydrocarbures.

Le Mozambique estime pouvoir à terme bénéficier de 3 milliards de dollars par an de recettes fiscales : le pays produira 6% du GNL mondial à l'horizon 2027, se classant dans le top 5 des producteurs d'ici la fin de la décennie 2030.

>>> Aller plus loin : (Vidéo) Comment l'Afrique construit des villes «durables»

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :