La Tunisie deuxième producteur mondial d'huile d'olive derrière l'Espagne

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La Tunisie dispose aujourd’hui d’une capacité de stockage d’huile d’olive de quelque 365 000 tonnes, dont 150 000 (41%) détenues par l’Office national tunisien de l'huile.
La Tunisie dispose aujourd’hui d’une capacité de stockage d’huile d’olive de quelque 365 000 tonnes, dont 150 000 (41%) détenues par l’Office national tunisien de l'huile. (Crédits : DR)
La Tunisie est aujourd'hui le deuxième  pays producteur  au monde d'huile d'olive après l'Espagne. Ce repositionnement vient après la production exceptionnelle enregistrée durant la saison 2016-2017.

«Classée deuxième à l'échelle mondiale, après l'Espagne avec 1,8 million d'hectares comptant 86 millions d'oliviers, la Tunisie s'attend à une croissance de sa production d'huile d'olive pour 2017-2018 à raison de 20% à 30% par rapport aux deux dernières saisons». C'est par cette déclaration, relayée via un communiqué, que Chokri Bayoudh, directeur général de l'Office national tunisien de l'huile (ONH) a annoncé officiellement le repositionnement de son pays dans le Top 3 des pays producteurs d'huile d'olive à l'échelle mondiale. «Pour le mois de novembre prochain, le démarrage de la nouvelle saison augure d'une véritable amélioration dont la récolte pourrait dépasser les moyennes des cinq dernières années,  estimées à 190 000 tonnes», a ajouté le responsable de l'office.

80% de la production destinés à l'export

Sur les dix dernières années, la filière oléicole tunisienne a été l'une des plus importantes ressources en devises du pays. Le ministre tunisien de l'Agriculture a déclaré dans ce sens que la moyenne annuelle des exportations de cette dernière décennie atteint les 145 000 tonnes d'huile, soit 80% de la production nationale, avec des recettes de l'ordre de 850 millions de dinars (l'équivalent de quelque 350 millions de dollars).

D'après le directeur de l'ONH, «le volume prévisionnel des exportations d'huile d'olive devrait atteindre les 200 000 tonnes durant la saison 2017-2018».

Côté stratégie, l'ONH tend à rompre progressivement avec l'Espagne et l'Italie, les deux marchés européens traditionnels de l'huile d'olive, l'objectif étant de partir à la conquête de nouveaux marchés prometteurs comme le Canada, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l'Inde.

Cet optimisme reste toutefois conditionné par l'effet des quantités de pluies attendues pour ce début du mois de septembre et les volumes de récolte qui en découleront. Quant aux chiffres officiels sur la récolte de cette année, ils ne seront révélés qu'à partir du mois d'octobre prochain.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2018 à 21:37 :
on est le premier pas le deuxieme
a écrit le 07/09/2017 à 17:53 :
Oui je confirme qu'il s'agit de la meilleure huile du monde surtout en goût et parfum (plusieurs variétés, plusieurs gouts, chacun a son usage entre degustation brute en assaisegnement ou pour la cuisson). Plusieurs marques europeennes, telque les grandes marques italiennes, ne font qu'importer l'huile tunisienne en Vrac pour la mettre en bouteilles et la redistribuer en Europe et dans le monde. Il vaut mieux chercher l'originale. A Paris, c bien disponible chez des boutiques de tirriroires meême si c assez chère là bas Sinon en bouteille chez MONOPRIX. voilà, voilà !
a écrit le 07/09/2017 à 14:14 :
Si on regarde les étiquettes des huiles courantes, en magasin, souvent c'est "UE" ou pire, donc de n'importe où selon les cours pays par pays.
Ma grand-mère achetait de l'huile d'olives tunisienne à Paris, y avait une boutique, sourcé c'est toujours plus 'typique' (terroir, variété d'olives).

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