Les objectifs de Facebook pour un nouveau conseil de surveillance des contenus [Tribune]

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Renforcer la sécurité et encourager la liberté d'expression : les objectifs de Facebook pour un nouveau conseil de surveillance des contenus. Découvrez les détails de la vision du géant mondial dans cette tribune exclusive d'Ime Archibong, vice-président de Facebook pour les partenariats produits.

Avec plus d'un milliard d'habitants et des dizaines de milliers de langues et de groupes ethniques à travers 54 pays, l'Afrique recèle une belle et complexe mosaïque de cultures. Il y a trois ans, alors que je me trouvais au Ghana, quelqu'un m'a confié à quel point Facebook et Instagram permettent aux populations de tout le Continent de capturer et de raconter leurs propres histoires, à une vitesse et dans un style qui n'existaient pas auparavant. Des centaines de millions de personnes sur tout le Continent utilisent Facebook et Instagram chaque jour pour partager des messages, des vidéos et des images avec les personnes et les communautés qui les intéressent le plus. Cela nous confie la responsabilité importante de prendre des décisions complexes sur le contenu que nous autorisons et celui que nous retirons, en accord avec nos Standards de communauté.

Chaque jour nous sommes en prise avec le devoir d'assurer la sécurité de notre communauté tout en lui donnant la liberté d'exprimer ses opinions sur les questions qui comptent le plus pour elle. Nous prenons cette responsabilité au sérieux et savons que nous n'avons pas toutes les réponses. Nous savons également que nous devons continuer à apprendre des experts et des membres de notre communauté, en particulier de ceux d'entre eux qui vivent et travaillent partout en Afrique.

C'est pourquoi, au cours de la prochaine année, nous allons créer un organe mondial, un conseil de surveillance, qui sera habilité à examiner certaines de nos décisions les plus difficiles et les plus litigieuses en matière de contenu. Il est primordial de recueillir l'avis de nombreux experts locaux, notamment des universitaires, des ONG et de la société civile du monde entier -et ici du Continent- sur le fonctionnement de cet organe indépendant.

Dans le cadre de notre processus de collecte d'informations et de consultation, nous avons organisé un atelier à Nairobi avec des participants de tout le Continent avec lesquels nous avons eu plaisir à discuter en profondeur sur les questions difficiles liées aux contenus de nos plateformes.

Il s'agit d'un processus complexe qui renforcera la manière dont nous exerçons notre responsabilité envers les utilisateurs. Pour être clairs, nous ne demandons pas à un groupe d'experts de prendre des décisions à notre place. Néanmoins nous sollicitons leur avis pour éclairer notre réflexion et rendre compte de nos actions. Nous devrons toujours prendre chaque jour des décisions difficiles et nous acceptons le poids de cette responsabilité.

Le conseil d'administration, tel qu'il est actuellement envisagé, sera composé d'une quarantaine d'experts internationaux expérimentés dans les domaines du contenu, de la confidentialité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, du journalisme et de la sécurité. Là où nous en aurons besoin, nous compléterons l'expertise de nos membres en consultant des experts géographiques et culturels afin de nous assurer que les décisions sont pleinement avisées. Le conseil agira en parfaite indépendance lorsqu'il examinera nos décisions concernant les contenus les plus difficiles et les plus contestés et nous tiendra responsables publiquement si nous ne les prenons pas correctement. Avec le temps, cela devrait apporter plus de perspective, de responsabilité et de transparence à nos décisions en matière de contenu. Le conseil aura le pouvoir d'annuler ou de maintenir les décisions de Facebook relatives aux contenus et pourra recommander des modifications ou des additions à nos politiques de modération.

À travers des ateliers tels que celui du Kenya, nous nous mettons à l'écoute de nos partenaires et intégrons au processus de définition du conseil un large éventail de regards et de perspectives provenant de toute l'Afrique. Ces informations sont essentielles pour concevoir un organe qui peut servir notre communauté mondiale et défendre nos valeurs, tout en permettant à des cas controversés de bénéficier d'un jugement indépendant.

L'ultime succès et l'efficacité du conseil de surveillance dépendront de sa capacité à inclure des perspectives diverses, dans des langues variées et provenant de multiples cultures et expériences, à l'image de notre communauté. Nous ne pouvons pas intégrer des représentants de chaque pays et de toutes les cultures, néanmoins, l'Afrique sera bien représentée au conseil d'administration aux côtés d'autres régions et nous ne cesserons de rechercher des moyens de faire davantage.

Nous n'en sommes qu'au début de ce processus, cela n'a jamais été fait et, avec l'aide de notre communauté à travers le Continent, nous travaillons dur pour obtenir les résultats escomptés.

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