[CONNECT 54'] Innovation : comment la crise a profité aux startups africaines  ?

En 2020, les startups africaines ont mobilisé 701,5 millions de dollars de financements, selon Disrupt Africa. Certains secteurs frappés de plein fouet par les restrictions sanitaires comme la logistique ont connu une annus horribilis contrairement aux startups dédiées à l'énergie, l'e-santé ou l'edtech. A l'occasion de son Connect 54', organisé ce 15 novembre 2021 à 15h GMT (16h heure de Paris), La Tribune Afrique fait le point sur les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur les startups africaines.

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Avec l'apparition du SARS-CoV-2, la technologie s'est affirmée avec son lot d'innovations comme l'une des solutions pour lutter contre la propagation du virus, à travers des applications de tracking ou encore, en permettant télétravail, consultation en e-santé et e-learning. Des solutions locales se sont développées à marche forcée pour répondre aux défis générés par la pandémie de Covid-19.

D'après le classement de Partech-Africa, en 2020, avec 359 levées de fonds en equity qui ont profité à 347 startups (contre 250 en 2019), le nombre de startups financées n'a jamais été aussi important, enregistrant une hausse de près de +44% par rapport à 2019. Le rapport « e-Conomy Africa 2020 », la Société financière internationale (SFI) et Google estiment que l'économie digitale pourrait contribuer pour 180 milliards de dollars à l'économie africaine d'ici 2025. Ces indicateurs laissent entrevoir de belles perspectives de développement numérique sur le continent pourtant, la crise sanitaire n'a pas produit les mêmes effets selon les secteurs d'activités. Les startups spécialisées dans la logistique, freinées par les confinements et restrictions en tous genres, ont enregistré un ralentissement manifeste, alors que les startups orientées vers les secteurs de l'edtech, de l'e-santé ou des énergies renouvelables ont su tiré leur épingle du jeu.

Globalement, les startups africaines sont de plus en plus nombreuses à attirer les capitaux (27,7% en plus d'une année sur l'autre). En cinq ans, le secteur de la tech sur le continent a attiré 1,9 milliard de dollars, confirmant l'attractivité des jeunes pousses made in Africa, aux yeux des investisseurs. Cet attrait reste néanmoins à nuancer en fonctions des géographies. Une fois de plus, les pays d'Afrique anglophone campent toujours les premières places du podium. Le Kenya, le Nigeria, l'Afrique du Sud et l'Egypte concentrent encore 90% des investissements, soit 77% des startups financées sur le continent. A lui-seul, le Kenya a attiré 190 millions de dollars l'année dernière. Au niveau sectoriel, les fintech ont attiré un quart des investissements, devant l'e-commerce et l'e-santé. Néanmoins, d'autres secteurs ont vu leur attractivité se renforcer à l'instar des énergies renouvelables et de l'edtech. Parmi les « grands gagnants » de la crise sanitaire, les startups kényane Greenlight Planet (spécialisée dans l'énergie photovoltaïque), sud-africaine Jumo (produits financiers), et égyptienne Vezeeta (e-santé) ont connu une évolution exponentielle.

Le Kenya et le Nigeria restent les destinations les plus prisées par les investisseurs en Afrique et concentrent plus de 50% des financements selon le classement Startup Blink. En dépit de l'attrait des startups localisées dans les capitales africaines anglophones, leurs homologues d'Afrique francophone se renforcent progressivement, du Maroc au Sénégal, de la Tunisie à la Côte d'Ivoire...

Comment l'écosystème tech sur le continent a-t-il réagi face à la crise sanitaire ? Quelles sont les stratégies publiques comme privées, développées au plus fort de la crise sanitaire pour soutenir les startups africaines ? Quels sont les secteurs qui ont bénéficié de la pandémie pour accélérer leur développement ?

La Tribune Afrique reviendra sur les impacts de la crise sanitaire à l'occasion de son Connect 54' du 15 novembre 2021, intitulé « Comment la crise a profité aux startups africaines ? », avec un panel de haut niveau composé de :

- Adnane Ben Halima, vice-président des relations publiques du groupe Huawei Northern Africa, en charge de la région Méditerranée ;
- Stéphan-Eloïse Gras, directrice exécutive de Digital Africa ;
- Hosni Zaouali, CEO Adaptika, (edtech) ;
- et Guy Kamgaing, CEO de StarNews.

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