Maroc : l’Institut Amadeus ouvre le débat pour un nouveau modèle économique et social

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Les intervenants à la rencontre organisée mecredi 10 avril 2019 à Rabat par l'institut Amadeus sont revenus sur le modèle de développement du Maroc.
Les intervenants à la rencontre organisée mecredi 10 avril 2019 à Rabat par l'institut Amadeus sont revenus sur le modèle de développement du Maroc. (Crédits : DR)
Réunis mercredi à Rabat par le think tank Amadeus, des experts marocains se sont penchés sur le développement socio-économique du Royaume, en mettant l’accent sur les bases d’un nouveau modèle plus juste et innovant. Les panels composés de différents acteurs sociaux et économiques locaux ont exposé les éléments en faveur d’un renouveau du modèle économique actuel et qui nécessitera l’adoption d’un nouveau pacte social.

«Le développement socio-économique du Maroc : soubassements d'un nouveau modèle inclusif et disruptif», a été le thème de la conférence tenue ce mercredi 10 avril à Rabat au siège de l'Institut Amadeus. La rencontre marque le début d'un cycle de conférences prévues par le think tank sous l'intitulé : «Penser le nouveau modèle de développement du Maroc : la nécessité d'une approche intégrée et participative».

Les activités ont été lancées en présence de Brahim Fassi-Fihri, président fondateur de l'Institut Amadeus, d'Anas Doukkali, ministre de la Santé, et d'Othman Ferdaous, secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Industrie, de l'investissement, du commerce et de l'économie numérique. Des experts marocains de différents secteurs, ainsi que des représentants d'agences de l'ONU basés au Royaume ont également pris part à ce rendez-vous. Les intervenants sont revenus sur le modèle de développement marocain, ainsi que les acquis et les limites faisant que ce modèle doit être repensé.

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Pour Brahim Fassi-Fihri, l'Institut Amadeus veut se positionner «comme un laboratoire d'idées, un espace de réflexion et un créateur de débat». Il compte capitaliser sur ses acquis et expérience de Think tank pour s'imposer en tant que Do Tank tourné vers l'opérationnel.

Dans son discours d'allocution, Anas Doukkali a rappelé qu'aller vers un nouveau modèle «nécessite des ruptures, des changements de paradigmes indispensables, par rapport à des méthodes, des approches qui ont prévalu. Notamment celles qui réduisent la question du développement à ses seules dimensions économiques et sociales».

Il a également rappelé que le Maroc aspire à combler ses retards et à décoller économiquement. «Cela ne peut se faire qu'avec la poursuite de l'édification de la démocratie, de l'Etat de droit et des institutions solides par leurs crédibilités et performances», a-t-il ajouté.

Entre continuité et rupture au Maroc

Des questions qui ont été approfondies par les panélistes qui, dans un premier temps, ont revu les acquis et les défis de l'économie marocaine sous l'intitulé « Nouveau modèle de croissance économique : quels éléments de continuité et quels éléments de rupture avec l'ancien modèle ?». Les experts ont discuté notamment des politiques sectorielles et mécanismes à mettre en œuvre pour favoriser la croissance de l'économie. Les débats ont été axés sur la stratégie industrielle du Maroc, le renforcement des capacités et la formation, la fuite des cerveaux, la nécessité de l'inclusion économique et de la lutte contre le chômage, mais aussi sur la dimension africaine du Maroc, le développement du numérique et la place du secteur privé dans ce renouveau.

Réformes par un nouveau pacte social

Les panélistes se sont également penchés sur le développement social que devrait connaître le Royaume lors de la session «Equité, inclusion et bien être : vers un nouveau pacte social». Au menu des discussions, les réformes sociales entamées -notamment après le lancement de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH)- qui ont permis au Maroc de faire de grandes avancées. Les experts ont tenté d'évaluer la capacité de ces réformes à instaurer la justice sociale, prônée par le discours royal de 2017. Aussi des propositions ont été faites pour améliorer les dispositifs à travers notamment un meilleur respect des droits individuels, le démantèlement du système de rente, l'équité sociale et territoriale ainsi que l'égalité des chances à travers l'inclusion des femmes et l'amélioration du système éducatif.

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