Niger  : lancement d'un nouveau projet d'approvisionnement en eau potable à Niamey

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Vendeurs d'eau ambulants dans les rues de Niamey, la capitale du Niger.
Vendeurs d'eau ambulants dans les rues de Niamey, la capitale du Niger. (Crédits : Reuters)
Le chef d'Etat nigérien Issoufou Mahamadou a lancé mercredi dernier à Niamey les travaux du projet Goudel IV. Il s'agit d'une initiative destinée à améliorer l'approvisionnement en eau potable dans la capitale nigérienne et qui a nécessité un investissement total de 51 milliards de francs CFA.

Pour l'Exécutif nigérien, l'amélioration d'accès à l'eau potable est très importante. Dans son Programme de renaissance, le chef de l'Etat nigérien, Issoufou Mahamadou, en a même fait une urgence. Ainsi des initiatives sont prévues par les autorités du pays en ce sens. Ce mercredi, le président nigérien a lancé les travaux de renforcement du système d'alimentation en eau potable de la ville de Niamey dans le cadre d'un projet dénommé «Goudel IV».

D'après le président nigérien, le projet prévoit la densification du réseau de distribution (27 km de conduite de refoulement et 250 km de conduite de distribution à travers la ville seront posés) et l'extension des capacités de stockage de quatre arrondissements de la ville, grâce à la construction de 3 nouveaux réservoirs d'eau d'une capacité de 2 000 m3 chacun.

Au terme des 30 mois de travaux, le projet devrait assurer un taux de desserte en eau potable de la ville de Niamey à hauteur de 100% à l'horizon 2021 et permettre à quelque 220 000 personnes supplémentaires d'accéder au réseau de distribution d'eau potable, mais aussi à un million de personnes d'avoir un meilleur service de distribution.

«La question de l'eau est cruciale pour le Niger et particulièrement angoissante pour les femmes, la frange de la population nigérienne affectée à la corvée d'eau», a déclaré le président nigérien Mahamadou. Il ajoutera que ce facteur justifie la raison pour laquelle le Programme de Renaissance en a fait un axe stratégique.

Entre 2011-2016, 12 000 équivalents points d'eau modernes en matière d'hydraulique rurale ont été réalisés dans le cadre de ce programme. «Le Programme de Renaissance II prévoit la réalisation de 30 000 équivalents points d'eau modernes», a annoncé Issoufou Mahamadou avant d'ajouter que son gouvernement a déjà prévu la réalisation d'une troisième usine de traitement d'eau d'une capacité de 300 000 m3 sur la rive droite du fleuve Niger à Niamey.

Un investissement de 51 milliards de francs CFA

Pour le projet Goudel IV, le Niger aura besoin d'une enveloppe globale de 51,7 milliards de francs CFA. Selon des sources proches du dossier, les fonds ont été mobilisés par quatre bailleurs de fonds : ORIO des Pays-Bas ; la Banque européenne d'investissement ; l'Agence française de développement (AFD) ; et FINEXPO de Belgique. Quant aux travaux, ils seront réalisés par l'entreprise espagnole Denys.

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