RCA : le plan national de protection de la biosphère prend du retard

Les experts du ministère centrafricain en charge des Eaux, forêts et environnement ont procédé à l'évaluation du Plan d'action 2015-2025 pour la protection de la biosphère en Centrafrique. L'initiative, lancée par la Direction de la division de la science exacte et naturelle à la Commission nationale pour l'UNESCO, a conclu à retard dans l'exécution du plan.
Le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) est un programme scientifique intergouvernemental visant à établir une base scientifique afin d’améliorer les relations entre les individus et leur environnement. Il associe sciences exactes, naturelles et sociales pour améliorer les moyens de subsistance des populations et sauvegarder des écosystèmes naturels.
Le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) est un programme scientifique intergouvernemental visant à établir une base scientifique afin d’améliorer les relations entre les individus et leur environnement. Il associe sciences exactes, naturelles et sociales pour améliorer les moyens de subsistance des populations et sauvegarder des écosystèmes naturels. (Crédits : Juliette Humble/DFID)

L'UNESCO est très engagée dans la protection de la biosphère en Centrafrique. Conformément à cet engagement, la Direction de la division de la science exacte et naturelle à la Commission nationale pour l'UNESCO a appelé les experts du ministère centrafricain en charge des eaux, forêts et environnement à l'évaluation du Plan d'action 2015-2025 pour la protection de la biosphère.

Dans un pays qui reste en proie à la violence depuis plusieurs années, cette activité était longuement passée sous silence, alors que les autorités centrafricaines avaient conclu un partenariat avec l'agence onusienne qui remonte à pas moins de 40 ans.

L'UNESCO qui avait encore récemment doté le pays de ce tout nouveau plan a jugé qu'il était temps de faire le point sur les avancées effectuées dans le cadre de cette initiative afin de tirer des conclusions pour les prochaines étapes.

«L'UNESCO entend appuyer abondamment les pays pour pouvoir conserver leur biodiversité. Il fallait prendre du recul et s'interroger sur ce que nous avons pu faire pendant les 40 années de collaboration afin d'en tirer des leçons et de pouvoir répertorier les bonnes pratiques ainsi que les mauvaises  pour pouvoir en tenir compte lors de la mise en œuvre de la prochaine stratégie de l'UNESCO», a précisé Béni Béina, directeur de la division de la science exacte et naturelle à la commission nationale centrafricaine pour l'UNESCO.

«Le constat est malheureusement peu élogieux puisque le programme ne semble pas encore démarrer», a regretté Dr Béni Béina. L'expert explique que les deux réserves de biosphère de la Centrafrique étaient d'abord une réserve de faune et un parc national avant de se voir affecter le label de biosphère, une configuration qui a sans doute eu des incidences sur le programme.

Le directeur de la division de la science exacte et naturelle à la commission nationale Centrafricaine pour l'UNESCO révélera également que «les services techniques en charge de la conservation des aires protégées n'ont pas fait l'effort de discriminer ce que c'est qu'une réserve de Biosphère des autres aires protégées et se sont contentés d'appliquer aux réserves de biosphère les mêmes règles de gestion que pour les réserves de Faune et parcs de manière que l'interaction homme/nature au profit des communautés locales et de la communauté internationale à travers la recherche et la documentation que l'UNESCO attend derrière la mise en œuvre du concept l'homme et la biosphère n'a pas fonctionné du tout».

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