Sécurité routière : l'hécatombe continue sur les routes au Togo

Les accidents de la route ont fait 580 morts au Togo l'année dernière, selon un bilan dressé ce 20 janvier par le ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehame. Un chiffre en hausse par rapport aux statistiques de 2016 qui font état de pas moins de 501 morts
Au Togo, le comportements des usagers reste un des premiers facteurs de la hausse des accidents de la circulation.
Au Togo, le comportements des usagers reste un des premiers facteurs de la hausse des accidents de la circulation. (Crédits : ToGo)

Le nombre des victimes de la circulation routière au Togo a atteint 580 morts au cours de l'année 2017, selon les chiffres rendus publics cette semaine  par le ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, le lieutenant-colonel Yark Damehame, et son collègue aux Infrastructures et transports, Ninsao Gnofam.

Dans le détail, les routes au Togo ont enregistré 5 181 cas d'accidents l'année 2017, avec un bilan de 8 624 blessés et 580 morts. Un chiffre en augmentation par rapport au bilan de l'année 2016 durant laquelle le nombre de décès a atteint 473 morts.

«Le véhicule ne se déplace pas tout seul, la moto ne roule pas toute seule. Le non-respect du code la route, c'est l'homme ; la conduite en état d'ébriété, c'est l'homme ; le téléphone au volant, c'est l'homme, le refus de porter le casque, c'est l'homme. Et les conséquences sont là : les morts et les blessés sur nos routes», a déploré Yark Damehame qui s'est alarmé de la recrudescence des accidents meurtriers.

«Nous demandons aux usagers de faire plus d'effort, car ce bilan n'est pas bien pour notre pays. 580 morts sur nos routes, malgré les efforts consentis par le gouvernement, c'est beaucoup», a ajouté le ministère de la Sécurité.

Trois facteurs fatals

Trois facteurs selon les ministres sont souvent à l'origine de ces accidents. Il s'agit des facteurs environnementaux (état des routes et aléas climatiques), des facteurs humains (non-respect du Code de la route, conduite en état d'ébriété, excès de vitesse, usage de téléphone portable au volant, non-respect des feux, défaut de port de casques, etc.) et des facteurs techniques, notamment l'état de vétusté des véhicules.

D'après le ministère de la Sécurité, environ 80% des accidents de la circulation routière sont liés à l'excès de vitesse. Un taux alarmant qui a poussé la Direction des transports routiers a multiplié les campagnes de sensibilisation afin d'amener les usagers de la route à se conformer aux lois en vigueur.

Par ailleurs, pour certains usagers, les forces de police ont aussi leur part de responsabilité dans ces accidents. Ils dénoncent «l'inaction» de ces derniers face au non-respect du Code de la route par certains usagers, principalement les conducteurs de transport public opérant à l'intérieur de pays.

«Certains agents collectent des pots de vin sur les routes. Il y a un manque de rigueur à certains postes de contrôle. Dès fois, les agents peuvent vous prendre jusqu'à 1 000 francs CFA alors que cela représente peut-être  le tarif payé par un passager. Et quand ils sont appréhendés en défaut de transport en surnombre de passagers, ils savent qu'il faudra juste donner un pot de vin», témoigne un conducteur de bus de transport commun, sous couvert d'anonymat.

Les femmes africaines face au saut technologique

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 1
à écrit le 23/01/2018 à 8:50
Signaler
J'ai fait quelques voyages en Afrique (Ethiopie,Madagascar, , ces dernières années et ai pas mal circuler sur les routes et je suis effaré de la manière dont les chauffeurs traversent les villages: à fond, sans ralentir, comme s'ils étaient en rase c...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.