États-Unis- Libye : Khalifa Haftar rend la pareille à Donald Trump

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Le décret migratoire interdisant le séjour aux Etats-Unis aux ressortissants libyens entrera en vigueur le 18 octobre prochain.
Le décret migratoire interdisant le séjour aux Etats-Unis aux ressortissants libyens entrera en vigueur le 18 octobre prochain. (Crédits : Reuters)
La Libye, un des pays visés par le très controversé décret migratoire de Donald Trump, a décidé de rendre la pareille au patron de la Maison Blanche. Les ressortissants américains seront bientôt déclarés «personæ non gratæ» dans la partie est du pays, sous le commandement du général Khalifa Haftar.

Réponse du berger à la bergère. «Par principe de réciprocité», le gouvernement de l'est de la Libye a annoncé, mercredi 27 septembre, qu'il interdirait l'entrée sur son territoire aux ressortissants américains, selon l'Agence Xinhua. C'est une réponse directe à la décision prise dimanche 24 septembre par le président américain Donald Trump d'inclure les Libyens dans son décret migratoire interdisant le séjour aux Etats-Unis aux ressortissants de plusieurs pays.

Washington qui estime que «les restrictions sont vitales pour la sécurité des Américains», évoque plusieurs motifs pour justifier la pertinence du décret du patron de la Maison Blanche. Pour l'ambassade des Etats-Unis en Libye qui a annoncé lundi 26 septembre que l'entrée des ressortissants libyens aux Etats-Unis était provisoirement interdite pour des raisons de sécurité, la Libye et à l'image des autres pays «blacklistés» avait des difficultés à «partager différents types d'information, notamment des renseignements concernant la sécurité publique et les groupes terroristes qui sont indispensables pour protéger la sécurité de l'Etat et du peuple américain». A cela, selon toujours la représentation diplomatique américaine en Libye, il faut ajouter des protocoles de contrôle de l'identité «inadaptés» en Libye.

 Un décret très controversé

Or, pour le gouvernement de Tobrouk, cette décision des Etats-Unis constituait une «grave escalade» des tensions avec la Libye. Le gouvernement de l'est de la Libye, dirigé par Abdullah al-Thanni accuse également Washington de mettre les Libyens «sur le même plan que les terroristes que l'armée libyenne combat avec l'aide du peuple libyen».

Il faut dire que la liste noire de Donald Trump qui comprend outre la Libye, le Tchad, l'Iran, la Syrie, la Somalie, le Yémen, le Venezuela et la Corée du Nord, fait des remous sur la scène internationale. Après l'«étonnement» et l'«incompréhension» du Tchad ce mardi 26 septembre, l'Union africaine a exprimé mercredi sa «perplexité» face à cette mesure «injuste» qui entrera en vigueur le 18 octobre. Paris qui espère une issue heureuse à cette «escalade», a également fait part de sa «surprise» le même jour.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2017 à 17:28 :
Bonjour
certes je salut en passant la diplomatie du patron de la maison blanche..mais il devrait dû pensé avant toute décision prise de sa part ceci pour l’intérêt de tous.

Merci!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 28/09/2017 à 21:46 :
bonne nouvelle, trump n'est que la preuve par l'absurde montrant les reactions simplistes et stupides qui caracterisent la politique exterieure americaine depuis des dizaines d'annees. Plus difficile a saisir quand le vernis reste mais la realite est la meme.

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