Côte d'Ivoire  : les pays de l'Union du fleuve Mano lancent un projet de gestion des ressources en eau

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La sous-région de l'Union du fleuve Mano est la troisième réserve de biodiversité au monde, après les bassins de l'Amazonie en Amérique du Sud  et du Congo en Afrique centrale.
La sous-région de l'Union du fleuve Mano est la troisième réserve de biodiversité au monde, après les bassins de l'Amazonie en Amérique du Sud et du Congo en Afrique centrale. (Crédits : DR.)
Le projet de «Conservation des écosystèmes et gestion internationale des ressources en eau de l'Union du fleuve Mano» a été lancé ce mardi 20 mars à Abidjan. L'initiative est axée sur la gestion des ressources naturelles transfrontalières, notamment eaux,  sols, aires protégées et vise la réduction de la pauvreté et la préservation de l'environnement.

Face à la crise hydrique que connaissent plusieurs pays dans un contexte de changement climatique, les pays membres de l'Union du fleuve Mano ont opté pour la gestion des ressources en eau. Ce mardi à Abidjan, le projet «Conservation des écosystèmes et gestion internationale des ressources en eau de l'Union du fleuve Mano» a été lancé en présence des autorités ivoiriennes. Le projet en Côte d'Ivoire concerne «les bassins versants des fleuves Nuon et Cavally, à l'ouest de la Côte d'Ivoire, sur une superficie de 16 300 km² entre les régions du Cavally, du Tonkpi (ouest) et de San Pedro (sud-ouest)», a estimé le directeur des eaux et forêts de Côte d'Ivoire, le colonel Soro Yanani.

Le projet vise la gestion des ressources naturelles transfrontalières (eaux, sols, aires protégées,...) et devrait permettre de réduire la pauvreté et de préserver l'environnement. Le Soro Yanani a assuré qu'il s'agira aussi de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion de l'eau et la conservation des écosystèmes sur les sites ciblés par le projet et de consolider la coopération régionale autour de l'eau.

«Vos travaux devront vous permettre de présenter le projet, recenser la liste des acteurs et des partenaires impliqués et valider le plan de travail annuel de l'année 2018 », a indiqué le responsable qui représentait le ministre ivoirien des eaux et forêts.
Le projet «Conservation des écosystèmes et gestion internationale des ressources en eau de l'Union du fleuve Mano» a deux composantes : la gestion intégrée des écosystèmes forestiers et la gestion durable des eaux transfrontalières.

Réagir vite aux menaces sur l'écosystème de la région

Pour la représentante de la secrétaire générale de l'Union du fleuve Mano, Medina Wesseh, ce projet est une forme de réaction aux menaces qui pèsent sur les pays de l'Union en matière hydraulique. La sous-région de l'Union du fleuve Mano «constitue la troisième réserve de biodiversité au monde après les bassins de l'Amazonie en Amérique du Sud  et du Congo en Afrique centrale. Autant, nous pouvons nous enorgueillir sur les potentialités de notre sous-région,  autant nous devons nous préoccuper de la réalité des menaces qui l'assaillent», a déclaré Medina Wesseh.

Rappelons que l'Union du fleuve Mano est un regroupement de quatre pays ouest africains. Elle a été créée en 1973 entre le Liberia et la Sierra-Léone. Elle enregistrera ensuite l'adhésion en 1980 de la Guinée avant de voir la Côte d'Ivoire qui était déjà membre observateur, devenir membre à part entière en 2008.

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