Guinée  : le diamantaire Steinmetz sera jugé à Genève pour corruption et faux dans une concession de mines

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(Crédits : Reuters)
L'homme d'affaires et diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz sera jugé à Genève en Suisse pour corruption et faux dans une concession de mines en Guinée Conakry entre 2005 et 2010. Deux autres prévenus sont également poursuivis dans la même affaire retient les infractions de corruption d'agents publics étrangers et de faux

L'homme d'affaires et diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz sera jugé à Genève en Suisse pour corruption et faux dans une concession de mines en Guinée Conakry entre 2005 et 2010. a annoncé lundi le Ministère public (parquet) genevois

Le procureur Claudio Mascotto, en charge de la procédure depuis son ouverture en 2013, a retenu contre l'homme d'affaires et deux de ses collaborateurs -un Français et une Belge, selon les médias suisses- les infractions de «corruption d'agents publics étrangers» et de «faux dans les titres».La date du procès n'a pas été précisée.

D'après le communiqué du Ministère public du Canton de Genève publié hier lundi 12 août, les prévenus sont accusés d'avoir «versé ou fait verser des pots-de-vin à l'une des épouses de l'ancien président guinéen, Lansana Conté, en vue de faire évincer un concurrent puis de faire octroyer au Beny Steinmetz Group Resources des droits miniers dans la région de Simandou».

Selon le Parquet, les pots-de-vin versés s'élèveraient à environ dix millions de dollars. Ces sommes, dont une partie a transité par des comptes suisses, auraient permis d'évincer le groupe minier rival britannique Rio Tinto. Les prévenus sont en outre accusés d'avoir fabriqué de faux contrats et de fausses factures pour dissimuler ces dessous de table.

Steinmetz, un homme bien connu de la justice internationale

L'homme d'affaires franco-israélien, qui résidait et travaillait à l'époque à Genève, avait obtenu la licence d'exploitation d'une mine de minerai de fer à Simandou, juste avant le décès du président Conté en 2008.

En août 2017, la police israélienne avait Beny Steinmetz et Tal Silberstein, alors conseiller du chancelier autrichien, dans une enquête internationale sur des faits présumés de blanchiment d'argent. L'arrestation des deux hommes avait causé une onde de choc en Israël, mais aussi en Autriche, où la presse spéculait sur les conséquences politiques de l'affaire.

Steinmetz était également inculpé en Roumanie depuis mai 2016 pour «constitution d'un groupe criminel organisé, complicité de trafic d'influence et de blanchiment d'argent» dans une affaire de restitution frauduleuse de propriétés ayant coûté à l'Etat roumain 145 millions d'euros.

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