L'UE prendra-t-elle de nouvelles sanctions contre les dirigeants zimbabwéens ?

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Les violences de répression soutenues par l'Etat zimbabwéen en janvier dernier lors de manifestations anti-gouvernementales ont fait des dizaines de morts et de blessés.
Les violences de répression soutenues par l'Etat zimbabwéen en janvier dernier lors de manifestations anti-gouvernementales ont fait des dizaines de morts et de blessés. (Crédits : Philimon Bulawayo)
Les parlementaires européens ont recommandé cette semaine au Conseil européen de prendre de nouvelles sanctions contre les autorités zimbabwéennes en signe de réprobation des récentes violences ayant fait plus d'une douzaine de morts. Ils ont appelé le gouvernement à tenir ses promesses en matière de respect des droits humains. Le verdict est attendu demain 18 février.

Le parlement européen pourrait prendre des sanctions contre le gouvernement zimbabwéen. Ces mesures seraient pour l'Union européenne (UE), l'expression de sa réprobation des récentes violences de répression soutenues par l'Etat zimbabwéen en janvier dernier lors de manifestations anti-gouvernementales et qui ont fait plusieurs victimes. Les parlementaires européens ont ainsi recommandé au Conseil européen de réexaminer « ses mesures restrictives à l'encontre de personnes et d'entités au Zimbabwe, y compris les mesures actuellement suspendues, à la lumière de l'obligation de rendre compte des récentes violences étatiques ».

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Condamnant les répressions en cours dans le pays, les législateurs européens ont exhorté le chef de l'Etat zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa à honorer ses promesses en faveur de la restauration de l'Etat de droit et des réformes du secteur de la sécurité. Le soutien de l'UE au Zimbabwe « est subordonné au respect de l'État de droit et des conventions et traités internationaux » auxquels le Zimbabwe adhère, a rappelé le parlement européen.

Verdict attendu lundi 18 février

En dehors de l'instance parlementaire européenne, plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que des partis d'opposition ont manifesté leur indignation face aux violences perpétrées. Ils accusent pour leur part, les forces de sécurités d'être à l'origine des morts comptabilisés. Cette forte mobilisation pour dénoncer ces violences devrait motiver l'UE à revoir sa décision, concernant l'assouplissement des sanctions à l'encontre des politiciens et des entités étatiques zimbabwéens. Le verdict est attendu pour le 18 février à Bruxelles lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE.

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A ce jour, en ce qui concerne le Zimbabwe, seuls l'ex-président Robert Mugabe et son épouse Grace sont soumis à des sanctions européennes. Quant à d'autres responsables dont le vice-président Constantino Chiwenga et le commandant des forces de défense, Phillip Valerio Sibanda, les sanctions à leur encontre notamment le gel des avoirs et les restrictions de voyages, ont été suspendues temporairement.

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