Guinée Bissau : l'ONU confirme la date des prochaines législatives

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José Mario Vaz, alors candidat à la présidentielle, le 13 avril 2014 dans un bureau de vote à Bissau.
José Mario Vaz, alors candidat à la présidentielle, le 13 avril 2014 dans un bureau de vote à Bissau. (Crédits : Reuters)
Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Guinée-Bissau, José Viegas Filho, a déclaré au sortir d'une audience, vendredi, avec le chef de l'Etat bissau-guinéen José Mario Vaz, que les conditions nécessaires de stabilité sont réunies dans le pays et que les élections législatives se tiendront à la date prévue du 18 novembre 2018.

En Guinée Bissau, plus rien ne devrait empêcher la tenue des élections législatives à la date prévue du 18 novembre 2018. C'est ce que pense le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Guinée-Bissau, José Viegas Filho. Après avoir échangé, ce vendredi avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, sur le contenu du rapport qu'il présentera au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui procède à des consultations sur la Guinée-Bissau jusqu'au 30 août, le diplomate onusien a confié que les conditions étaient réunies afin que cette date puisse être respectée

«Mon intention est de dire au Conseil de sécurité de l'ONU que le pays est stable, et qu'il n'y a pas de problème dans les rues. Les élections auront lieu cette année le 18 novembre et que cette date importante devrait être maintenue», a-t-il déclaré.

Evoquant la crise politique qui secoue le pays depuis août 2015 quand le président Vaz avait limogé son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), José Viegas Filho a confié qu'il espérait que ces prochaines élections, mais aussi le scrutin présidentiel de 2019 aideraient à mener la Guinée Bissau vers la «consolidation de la voie démocratique et pacifique», des conditions sine qua non au décollage économique du pays.

Faux départ

Mais même si l'ONU a entériné la date du 18 novembre, la veille, le recensement électoral qui était prévu en prévision des scrutins législatif et présidentiel n'a pas pu commencer. Les sources officielles ont expliqué ce faux départ par un défaut dans la logistique.

«Nous n'avons pas encore reçu les kits qui doivent venir du Nigeria à cause d'un problème logistique. Mais dans quelques jours tout rentrera dans l'ordre, le recensement pourra effectivement démarrer», a déclaré le Premier ministre bissau-guinéen Aristide Gomes qui n'a pu préciser une date pour la réception du matériel nécessaire. «Nous vous rassurons que l'opération de recensement va démarrer dès que le matériel arrivera. Je n'ai aucun doute que les législatives auront lieu comme prévu le 18 novembre 201 », a-t-il ajouté.

Les kits devraient permettre d'enregistrer et les électeurs et d'imprimer leurs cartes, le tout en trois minutes, a laissé entendre le chef du gouvernement bissau-guinéen. Le recensement a pour but d'inscrire 400 000 nouveaux électeurs sur les listes qui portent déjà 593 000 depuis 2013, révèle-t-on du côté du gouvernement. Le total des électeurs, lui, devrait avoisiner un million.

Plusieurs pays vont contribuer à l'organisation de ces scrutins. En dehors du Nigeria, du Timor Occidental et du Cap-Vert qui fournissent les kits, déjà le mercredi, quelque 920 000 documents servant au recensement ont été livrés par Pretoria et mis à la disposition du Bureau technique d'appui au processus électoral, en charge du pilotage du recensement. L'Union européenne apportera pour sa part un appui financier de l'ordre de 2,5 millions d'euros.

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