Sénégal : annulation d'épreuves du baccalauréat, après la fuite des sujets

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(Crédits : DR.)
Le BAC 2017 au Sénégal sera à jamais gravé dans les mémoires. Jamais autant d'épreuves n'ont fuité dans un examen aussi important. Dans les rangs des candidats, notamment dans les séries littéraires, c'était un véritable psychodrame. Explications.

Le coup d'envoi des épreuves du baccalauréat 2017 a été donné ce 4 juillet à 8 heures sur tout le territoire national au Sénégal. Après les épreuves anticipées de philosophie, les candidats ont composé mardi sur plusieurs matières, notamment le français, l'histoire et la géographie. Mais hélas, tous leurs efforts viennent d'être réduits à néant. L'office chargé de l'organisation dudit examen a décidé d'annuler, dans l'après-midi du 5 juillet, certaines épreuves déjà composées. Et pour cause ? Des fuites massives ont été constatées par les examinateurs depuis le premier jour de l'examen (4 juillet) et pour mettre tous les candidats au même pied, l'Office du BAC sénégalais a pris ses responsabilités. Seulement, ces mesures ne concernent que les épreuves des séries littéraires.

En conférence de presse le 5 juillet, le directeur national de l'office du BAC, Babou Diakham, a fait savoir que les candidats vont devoir à nouveau composer les épreuves de français, d'histoire et de géographie, la semaine prochaine, lundi 10 juillet. La philosophie, un e matière pourtant déjà composée, n'a pas été fuitée, selon les examinateurs du BAC. Évidemment, les élèves en classe de Terminal, victimes directes de la faille, ne sont pas contents, puisque'ils vont devoir réviser à nouveau

Quid des tricheurs ?

Pour l'heure, les auteurs de cette série de fuites massives ne sont pas encore identifiés. Une enquête est en cours, mais déjà sur les réseaux sociaux, l'on se moque de l'organisation du BAC de cette année.

«Ça fuite de partout» ou encore «BAC non crédible», ironise-t-on. Mais ailleurs, dans les médias traditionnels par exemple et notamment sur les ondes de RFM (radio indépendante), d'autres commentateurs sont plus corrodants à l'égard du «système».

Saourou Séne, secrétaire général du SAEMS-CUSEMS, grand cadre des syndicats d'enseignants, demande à l'Etat de «tout arrêter et recommencer à zéro». D'autres sont allés encore plus loin que l'invité de RFM, notamment les étudiants de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar.  En solidarité avec leurs «cadets», ils réclament plutôt la tête du directeur de l'Office du Bac. Ces derniers qui courent derrière leur diplôme depuis des années sont beaucoup remontés contre Babou Diakham. Ils l'ont empêché d'ailleurs de tenir une conférence de presse qui devrait être organisée dans l'après-midi du 5 juillet. La rencontre entre la presse sénégalaise et le directeur de l'Office du BAC a eu finalement lieu au siège du ministère de l'Enseignement supérieur.

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