Nigéria : des lycéennes de Chibok échangées contre des prisonniers de Boko Haram

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Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, pas moins de 276 jeunes lycéennes de Chibok ont été enlevées par le groupe Boko Haram au Nigéria.
Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, pas moins de 276 jeunes lycéennes de Chibok ont été enlevées par le groupe Boko Haram au Nigéria. (Crédits : DR)
Après plus de trois ans de captivité aux mains du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, 82 lycéennes de Chibok ont été libérées samedi 6 mai. Les jeunes lycéennes ont été échangées contre des prisonniers du groupe terroriste.

Plusieurs dizaines de jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram en 2014 ont été libérées ce samedi 6 maii. La présidence nigériane qui a confirmé cette libération hier soir parle de 82 lycéennes. «82 lycéennes de Chibok ont été libérées (...) en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités», a annoncé la présidence. Il resterait encore plus de 110 lycéennes en captivité. Ces jeunes filles de Chibok étaient 276 le jour de leur enlèvement.

«Samedi soir, les lycéennes se trouvaient dans la ville de Banki au nord-est du pays, à 250 kilomètres à peine de Chibok, la ville où elles ont été capturées en avril 2014», selon RFI qui précise qu'un avion doit les emmener ce dimanche à Maiduguri pour qu'elles retrouvent leur famille. Selon le Huffington Post qui cite une source militaire nigériane,  des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30. Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri, la capitale de l'État du Borno», aujourd'hui dimanche.

Ce n'est pas une première

Il faut noter que peu de temps après ce rapt, une soixantaine d'entre elles avait déjà réussi à échapper à leurs ravisseurs. Et ce n'est pas la première fois que des lycéennes de Chibok sont libérées des mains de Boko Haram. Le 13 octobre 2016, contre quatre prisonniers de la secte islamiste, 21 lycéennes avaient été libérées, avec l'aide notamment de la Croix-Rouge et du gouvernement suisse.

Ce kidnapping de masse qui avait provoqué une vague d'indignation mondiale, jusqu'à la Maison Blanche où Michelle Obama avait brandi une pancarte avec le hashtag #bringbackourgirls, semble aujourd'hui tombé dans l'oubli. Peut-être avec cette nouvelle libération, le mouvement «Bring Back Our Girls», le collectif qui milite pour la libération de toutes les jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram à Chibok, une localité dans le nord-est du pays, va reprendre des forces.

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