Ebola en RDC : la riposte directement pilotée par la présidence

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(Crédits : Reuters)
C’est une fière réponse de Félix Tshisekedi dont l’image du pays pâtit du fait que le foyer d’une urgence sanitaire mondiale soit localisé en RDC. Le président de la RDC a décidé de placer le dispositif de riposte à l’épidémie de la maladie à virus Ebola sous la «supervision directe» de la présidence de la République. De là, le chef de l’Etat congolais espère une réponse plus musclée pour en finir avec cette épidémie qui a atteint la grande ville de Goma, un lieu d’où la propagation pourrait s’accélérer.

Jusqu'ici l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) coordonnait le dispositif de riposte avec les équipes du ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga. Désormais, c'est un comité de sept experts présidé par le professeur Jean Jacques Muyembe Tamfum, directeur général de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), qui prend le relais. C'est ce comité qui devra rendre compte à la présidence.

 Dans un communiqué daté du 20 juillet, la présidence précise que «la conduite de la riposte à l'épidémie de la maladie à virus Ebola se fait désormais sous la supervision directe de Son Excellence le Président de la République».

La riposte à Ebola, un enjeu pour l'image de la RDC

Le 18 juillet dernier, l'organisme en charge de la santé mondiale avait déclaré l'épidémie d'Ebola qui sévit en RDC depuis le 1er août dernier comme une «urgence de santé publique de portée internationale». Trois jours plus tard, le relèvement du niveau d'alerte, dont «prend acte» Félix Tshisekedi, a sans doute pesé dans la décision des autorités congolaises.

Il faut dire que la lutte contre l'épidémie était devenue un enjeu pour l'image de la RDC lorsque l'épidémie a traversé les frontières de la RDC pour atteindre l'Ouganda. Après l'épisode de la réapparition d'Ebola en 2017 -plus tard annoncée comme vaincue-, le pays a connu une nouvelle épidémie déclarée le 1er août dernier dans le Nord-Kivu (dans l'est du pays), particulièrement dans les villes de Beni et Butembo : 1728 morts, selon le dernier bulletin du ministère de la Santé.

La psychose s'est installée lorsque les autorités ont confirmé un nouveau cas à Goma, métropole d'un million d'habitants qui pourrait constituer un nouveau foyer de propagation de l'épidémie. C'est d'ailleurs cette nouvelle infection qui a motivé le relèvement du niveau d'alerte. La réponse des autorités va dans le sens d'un changement de tête.

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