Sommet de l’UA à Niamey : les présents et les absents parmi les chefs d’Etat

 |   |  617  mots
(Crédits : Reuters)
Ce sera le 12e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA). Leur effectif aura certainement lien avec thème de la réunion de Niamey, placée sous le signe de l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Hôte de l’événement, le Niger veut atteindre la barre des 30 chefs d’Etat présents pour se targuer du record de chalandise pour une réunion continentale. Le défilé des arrivées pour le huis clos des présidents a démarré. Voici une liste loin d’être exhaustive des chefs d’Etat qui assisteront aux discussions du Centre de conférences Mahatma Ghandi.

A Niamey, le Palais des Congrès et l'hôtel Radisson Blu sont entièrement bouclés. Pour circuler aux abords de ces édifices qui accueillent les travaux du Sommet de l'UA et logent les hôtes présidentiels, il faut le secours d'une autorisation spéciale. C'est donc dans ce périmètre bunkérisé au cœur de la capitale nigérienne que les chefs d'Etat du Continent affluent dans leurs rutilantes berlines, escortées par des 4x4.

Sous le regard d'une trentaine de ses pairs, Buhari signe la Zlecaf

Parmi les 4 000 invités, le comité d'organisation tablait sur la présence effective d'une cinquantaine de chefs d'Etat africains. Placé sous le thème de l'opérationnalisation de la zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) dont le siège du Secrétariat régional sera basé à Accra au Ghana, le thème du Sommet devrait aider à atteindre la chalandise espérée par les organisateurs. Jusqu'à ce dimanche 7 juillet au matin, des présidents africains ou leurs représentants sont accueillis par Brigi Raffini, le Premier ministre nigérien.

Désigné champion de la Zlecaf dans le cadre de la réforme de l'UA, le Nigérien Mahamadou Issoufou a présenté ce dimanche 7 juillet son rapport très attendu sur les pistes pour éliminer les barrières douanières entre les Etats africains et entériner l'entrée en vigueur de la Zlecaf. Pour l'écouter présenter ce rapport, une trentaine de ses homologues du Continent devraient être présents dans la salle de conférences Mahatma Ghandi. Incontournable, Muhammadu Buhari du Nigeria, arrivé depuis ce samedi à Niamey, a ratifié le pacte de la Zlecaf sous le regard de ses pairs, après quelques hésitations de son pays.

Sont également présents à ce 12e Sommet extraordinaire des chefs d'Etat, Abdel-Fattah Al Sissi, président de l'Egypte et président en exercice de l'UA, venu présider la cérémonie solennelle, mais aussi pousser son influence sur le dossier de la crise politique en Libye. Cette dernière est représentée par Fayyez Al Sarraj, chef du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Tous les deux vont croiser à huis clos Félix Tshisekedi de la RDC, son voisin de l'autre rive Denis-Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Idriss Deby Itno du Tchad ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, arrivés la veille.

Des absents parmi les chefs d'Etat

Ensemble, ils éplucheront les dossiers continentaux avec Alassane Ouattara de Côte d'Ivoire, Nana Akufo-Addo du Ghana, Rock Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Alpha Condé de la Guinée Conakry, Macky Sall du Sénégal, Faure Gnassingbé du Togo et Adama Barrow de la Gambie. Ils ne seront pas seuls. Malgré les affaires courantes confiées au Premier ministre, c'est José Mário Vaz qui représente la Guinée-Bissau au sommet.

La passation de pouvoir n'ayant lieu que début août, Mohamed Oul Abdoul Aziz s'est autorisé une dernière participation à un sommet de l'UA avant de passer le relais à Mohamed Ould Ghazouani dont la victoire a été confirmée par le Conseil constitutionnel. Il pourra converser avec Paul Kagame, du Rwanda, Ismail Omar Guelleh de Djibouti, le roi Mswati III de l'Eswatini (ex-Swaziland), Cyril Ramphosa d'Afrique du Sud.

Comme à chaque sommet de l'UA, il y a des absents : le Maroc et le Gabon sont représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. Sans doute trop occupé avec les revendications de la rue, Abdelkader Bensalah, président intérimaire d'Algérie, s'est fait représenter par son Premier ministre. De même que Isaias Afwerki d'Erythrée figure parmi les absents à ce sommet.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/07/2019 à 13:20 :
Meilleure initiative.
a écrit le 09/07/2019 à 13:19 :
Meilleure initiative.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :