Nigéria : Total verse 4,75 milliards nairas de dividendes à ses actionnaires

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Au Nigeria, Total a subi une pression soutenue sur ses flux de trésorerie en raison du retard dans le paiement des subventions, ce qui avait entraîné des frais financiers énormes, a expliqué le PDG de Total au Nigeria.
Au Nigeria, Total a subi une pression soutenue sur ses flux de trésorerie en raison du retard dans le paiement des subventions, ce qui avait entraîné des frais financiers énormes, a expliqué le PDG de Total au Nigeria. (Crédits : Reuters)
Au Nigeria, Total a annoncé le versement de dividendes à ses actionnaires dans un contexte de prolifération des taxes, de retard dans le versement des subventions et de hausse des coûts d'exploitation. Des actionnaires de la compagnie pétrolière française ont dénoncé des pressions et une concurrence déloyale de l’Etat.

Les actionnaires de Total Nigeria Plc ont unanimement approuvé le versement des dividendes finaux de 4,75 milliards de naira recommandé par la société pour l'exercice clos le 31 décembre 2018, selon l'agence de presse nigériane (NAN). Les actionnaires ont procédé à cette approbation au cours de la 41e assemblée générale annuelle de la compagnie pétrolière à Lagos. Selon les informations fournies par NAN, la société avait précédemment distribué la somme de 1,02 milliard de nairas en dividendes intérimaires, soit 3 nairas par action. S'exprimant en marge de cette rencontre, Sunny Nwosu, fondateur de l'Association des actionnaires indépendants du Nigeria a salut les efforts de Total Nigeria pour son dividende accru et cohérent malgré un environnement d'exploitation peu favorable.

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Les actionnaires dans le secteur des hydrocarbures prônent une restructuration totale du secteur pétrolier afin de favoriser la création d'emplois et le retour sur investissement pour les actionnaires.

Des griefs contre le gouvernement nigérian

Les actionnaires du secteur pétrolier y déplorent notamment la concurrence exercée par le gouvernement sur les opérateurs dans le secteur en aval du pétrole. Il table même sur une recrudescence du chômage dans la mesure où l'Etat fédéral persistera dans sa politique de concurrence, jugée déloyale. De son côté, Stanislas Mittelman, président de Total Nigeria, a estimé que l'année 2018 a été particulièrement rude pour la société, le secteur pétrolier en aval et le pays de manière général. Des difficultés qui ont été liées au coût élevé des investissements, à la baisse des entrées de capitaux et celle des prix du pétrole brut, mais également aux problèmes de sécurité, aux retards de paiement dans le cadre du Fonds de soutien du pétrole. Au Nigeria, Total a subi une pression soutenue sur ses flux de trésorerie en raison du retard dans le paiement des subventions, ce qui avait entraîné des frais financiers énormes, a expliqué le président de Total au Nigeria. Malgré ces revendications, le chiffre d'affaires de Total a augmenté pour atteindre 307 milliards de nairas, contre 288 milliards pour la même période en 2017.

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Les manquements signalés résultent des dommages collatéraux de la politique nigériane de reprise en main de son secteur des Hydrocarbures. Premier producteur de pétrole d'Afrique, le Nigeria importe l'essentiel de ses besoins en hydrocarbures pour couvrir la demande de ses 180 millions d'habitants. Pour corriger ce paradoxe, le gouvernement de Muhammadu Buhari a mis en place un ensemble de mesures impliquant un contrôle accru de l'Etat au grand dam des compagnies pétrolières.

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