Ebola : deuxième décès en Ouganda, trois autres cas suspects et un suivi

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(Crédits : Reuters)
Symbole du sérieux de la situation, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) va tenir ce 14 juin, une réunion d’urgence afin de mesurer la portée internationale de la propagation de l’épidémie depuis la RDC. En alerte maximale depuis la confirmation d’une importation de cas d’Ebola, l’Ouganda vient de confirmer un deuxième décès dû à la fièvre hémorragique. Trois cas restent suspects et une vingtaine au moins sont suivis de très près.

Pour prévenir une éventuelle psychose sans doute. A la moindre évolution, le ministère ougandais de la Santé se livre à un exercice de transparence avec des communiqués fleuve. Dans une de ses communications, le département de Jane Aceng, a confirmé avoir enregistré le décès vers 4h du matin ce jeudi 13 juin, d'une deuxième personne depuis que le pays a déclaré avoir été touché par Ebola.

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Âgée de 50 ans, la victime est la grand-mère d'un petit garçon de 5 ans précédemment décédé dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 juin des suites de la fièvre hémorragique. « Elle se verra accorder un enterrement digne et sécurisé dans le cimetière public du District de Kasese», ajoute le communiqué du ministère de la Santé de l'Ouganda

Deuxième décès dans la famille du «cas index»

Pour le contexte, les membres d'une famille ougandaise s'étaient rendus en République démocratique du Congo (RDC) voisine pour des funérailles. A leur retour par le poste frontière de Bwera, la famille a sollicité des soins médicaux pour leur petit garçon de 5 ans pour lequel la fièvre hémorragique a été diagnostiquée par le personnel soignant puis confirmée par l'Uganda virus institute (UVRI), le laboratoire national chargé de l'identification des maladies.

Certains membres de la famille du petit garçon décédé, désigné comme le «cas index», avaient été mis en quarantaine. Âgé de 3 ans, le frère cadet du «cas index» a été testé positif à la fièvre hémorragique. Finalement, lui, tout comme les autres membres de la famille ayant fait le voyage, ont été acheminés en République démocratique du Congo (RDC). «En rentrant en RDC, les membres de la famille malades pourront bénéficier du traitement contre Ebola avec les nouvelles molécules thérapeutiques qui ne sont pas encore disponibles en Ouganda», précise les autorités sanitaires congolaises.

Un comité d'urgence pour évaluer la portée mondiale de l'épidémie d'Ebola

En soutien à leurs homologues ougandaises, ces dernières avaient dépêché une équipe médicale sur place afin de faire bénéficier à leur voisin d'une expérience sur le terrain de la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a fait près de 1 400 personnes mortes sur les 2 062 personnes infectées en RDC. Pour l'heure, la perspective semble moins assombrie côté Ouganda.

D'abord parce qu'aucun nouveau cas n'a été déclaré depuis la dernière mise à jour du ministère de la Santé. Ensuite parce que les trois cas suspects déclarés sont pris en charge en quarantaine à Bwera, dans le District de Bwera. Enfin, pour prolonger la prudence, le ministère de la Santé ougandais a choisi de suivre 21 personnes qui ont été en contact avec le «cas index».

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Des mesures qui interviennent avant la réunion cruciale du comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), prévue ce vendredi 14 juin. L'institution internationale doit «déterminer si l'épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale et quelles recommandations devraient être formulées pour la gérer».

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