Afrique du Sud : officiellement président, Cyril Ramaphosa attendu sur ses promesses

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Après sa confirmation le 22 mai par les députés, le président Cyril Ramaphosa prêtera serment le samedi 25 mai à Pretoria.
Après sa confirmation le 22 mai par les députés, le président Cyril Ramaphosa prêtera serment le samedi 25 mai à Pretoria. (Crédits : DR)
Cyril Ramaphosa a été élu le mercredi 22 mai président de la République de la nation arc-en-ciel, après la victoire de l’ANC à l’issue des législatives du 8 mai. Au pouvoir depuis plus d’un an suite à la démission forcée de Jacob Zuma, l’ancien leader syndicaliste et homme d’affaires entame un nouveau mandat de 5 ans dans un contexte marqué par l’amplification des défis socioéconomiques pour la première économie industrialisée du Continent.

Cyril Matamela Ramaphosa est officiellement et depuis ce mercredi 22 mai, le président de la nation arc-en-ciel. Il a été élu conformément à la Constitution par les députés réunis pour l'occasion au Cap, où siège le parlement sud-africain. Seul candidat en lice, Cyril Ramaphosa a été déclaré «dûment élu président de la République d'Afrique du Sud» par le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, lors d'une cérémonie solennelle de qui a suivi le vote.

L'élection de Cyril Ramaphosa est tout sauf une surprise, puisque son parti, le Congrès national africain (ANC), a remporté avec une majorité absolue les élections législatives du 8 mai dernier avec 230 sièges (sur les 400). A 66 ans, l'ancien leader syndicaliste, devenu par la suite homme d'affaires prospère, va entamer un nouveau mandat de 5 ans bien qu'il dirige le pays depuis la démission forcée de Jacob Zuma en février 2018, sur fond de scandales de corruption.

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Défis et attentes

Après son élection, le nouveau président sud-africain prêtera serment à l'occasion d'une cérémonie annoncée pour le samedi prochain à Pretoria. D'ici là, il constituera son gouvernement et enfin se consacrera à relever les multiples défis auxquels fait face la première nation industrialisée du Continent. Lors du discours qu'il a prononcé après son élection, Cyril Ramaphosa a rappelé ses promesses de campagne de lutter contre la corruption qui gangrène l'Etat et qui a ébranlé l'ANC, mais aussi de relancer l'économie du pays qui montre depuis quelque temps des signes d'essoufflement.

«Je serai un président pour tous les Sud-africains et pas seulement un président pour l'ANC», a indiqué Rampahosa qui s'est également engagé à «relancer l'économie et à créer des emplois».

La formation d'un nouveau cabinet, annoncé dans les prochains jours, est très attendue par l'opinion locale et régionale, mais aussi par les opérateurs économiques. Le président Cyril Rampahosa va devoir choisir de profils dont l'intégrité n'a pas encore été entachée par les scandales à répétition qui ont visé des dirigeants du parti hérité de Nelson Mandela. La preuve, la prestation de serment du vice-président, David Mabuza, a été reportée, «à la suite d'un rapport de la commission d'éthique de l'ANC qui le soupçonne d'avoir porté préjudice à l'intégrité du parti».

Plusieurs autres députés comme l'ancien ministre des Finances, Malusi Gigaba -lui aussi cité dans une autre affaire- ont dû renoncer à leur mandat de député. Le président Ramaphosa a promis d'envoyer des signaux forts dès sa prise de fonction et des premières décisions qu'il va annoncer dépendra grandement le retour de confiance dans le pays qui a connu plusieurs mois d'incertitudes politiques ayant fortement impacté la machine économique.

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