Libye : le gouvernement suspend sa coopération sécuritaire avec la France

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Fayez al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.
Fayez al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement libyen reconnu par l'ONU. (Crédits : Reuters)
Les autorités du gouvernement libyen soutenu par la communauté internationale ont annoncé cette semaine qu'elles mettaient fin à la coopération sécuritaire avec la France. Cette dernière est accusée par Tripoli d'apporter son soutien à l'armée basée dans l'est du pays dirigée par le maréchal Khalifa Haftar et qui veut marcher sur la capitale.

Les relations entre Tripoli (Libye) et Paris (France) sont actuellement très tendues. Les autorités libyennes sont très remontées contre l'Etat français. Dans une annonce faite jeudi dernier, le ministre libyen de l'intérieur, Fathi Bashagha a indiqué que son pays mettait fin aux accords bilatéraux en matière de sécurité et de formation avec la France. Cette importante décision est justifiée par le soutien du gouvernement français au « criminel Haftar (...) qui lutte contre les autorités légitimes », selon les termes utilisés par l'officiel libyen.

En effet, Khalifa Haftar, à la tête de l'armée orientale et allié au gouvernement basé dans l'est du pays, est dans un conflit ouvert avec les autorités de l'ouest du pays, lesquelles sont reconnues par les Nations Unies. Début avril, Haftar a lancé une offensive sur Tripoli et ses environs tentant d'en prendre le contrôle et déloger ainsi ce gouvernement de l'ouest.

Paris dément et réaffirme son attachement à l'ouest

Cette accusation portée par Tripoli contre l'Etat français est difficile à digérer. Suite à l'annonce de la décision, des sources officielles françaises ont immédiatement fait un démenti.

« La France soutient le gouvernement légitime du Premier ministre Fayez al-Sarraj et la médiation de l'ONU pour une solution politique inclusive en Libye », a déclaré une source à l'Élysée (présidence française) citée par l'AFP. Une autre source au Quai d'Orsay (ministère français des affaires étrangères) a renchéri, indiquant que « les déclarations de Tripoli de soutien et couverture diplomatique à Haftar sont complètement infondées ».

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