Libye : l'aéroport de Tripoli à nouveau fermé suite à des attaques à la roquette

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L'aéroport de Tripoli a été ciblé par des tirs de roquette dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 septembrale 2018.
L'aéroport de Tripoli a été ciblé par des tirs de roquette dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 septembrale 2018. (Crédits : Ismail Zetouni)
Le ministère libyen des Transports a annoncé ce mercredi la suspension du trafic aérien à l'aéroport international de Mitiga à Tripoli. Cette décision, qui intervient quelques jours seulement après la réouverture de l'aéroport qui avait fermé pour des raisons de sécurité, a été prise suite aux bombardements arbitraires de l'aéroport.

Près d'une semaine seulement après sa réouverture, l'aéroport de Mitiga en Libye a été de nouveau fermé. Situé dans la partie est de la capitale libyenne Tripoli, l'aéroport a été sujet d'attaques dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 septembre. Selon les sources aéroportuaires, des roquettes se sont abattues dans le périmètre de l'aéroport, sans toutefois faire de victimes ni de dégâts. Un avion de la compagnie libyenne Libyan Airlines, assurant la liaison entre Alexandrie (Egypte) et Tripoli, a dû être réorienté vers l'aéroport de Misrata, à 200 km à l'est de la capitale libyenne.

La ville de Tripoli, pour rappel, traverse une période de grande insécurité, avec depuis quelques semaines, des affrontements violents entre les forces armées du gouvernement d'Union nationale et la milice de la «septième brigade» autoproclamée issue de la ville voisine de Tarhounah, à quelque 80 km au sud-est de Tripoli. Lesdits affrontements ont fait quelque 78 morts et 210 blessés.

Malgré l'accord de cessez-le-feu entériné la semaine dernière sous l'égide des Nations Unies, la milice menace de rompre la trêve et de reprendre le combat pour «éliminer le crime et les gangs à Tripoli». Une menace que les autorités ont rapidement rejetée mardi dernier, insistant sur leur volonté de maintenir la paix et la stabilité dans la capitale. Ce qui n'a pas empêché une brève reprise des combats au sud de la capitale ce mardi, selon nos sources. D'après le conseil municipal d'Abou Salim situé dans la zone, une maison du quartier a également été frappée par des bombardements, faisant plusieurs blessés graves.

L'ONU pour sa part, continue d'appeler les parties signataires de l'accord de paix, à «s'abstenir de toute déclaration provocatrice».

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