Algérie : nouveaux indices pour un cinquième mandat de Bouteflika

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Avec quatre mandats, Abdelaziz Bouteflika avait été désigné pour la première fois président de la République algérienne le 27 avril 1999.
Avec quatre mandats, Abdelaziz Bouteflika avait été désigné pour la première fois président de la République algérienne le 27 avril 1999. (Crédits : Reuters)
Une manière de préparer les esprits ? Après les signaux envoyés par le secrétaire général du parti au pouvoir dans le sillage d’une rare apparition publique de Abdelaziz Bouteflika, c’est désormais le Premier ministre qui lance de nouveaux signes en appelant de ses vœux à la candidature à un cinquième mandat du président sortant. Désormais, tous les indices semblent converger vers cette hypothèse. Détails.

Vers un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika, après deux décennies de règne au Palais de la Mouradia ? A un an de la présidentielle d'avril 2019, la question met la classe politique algérienne en ébullition avec ces premiers indices de cadres du pouvoir en guise de ballons de sonde de l'opinion publique.

Après les signes d'Ould Abbès, les indices d'Ouyahia

Ahmed Ouyahia, le Premier ministre algérien, a lancé son pavé dans la mare de ce que beaucoup interprètent déjà comme une confirmation de candidature avant l'heure de Abdelaziz. «Nous ne pourrions être que ravis que le président poursuive ses fonctions à la tête de l'Etat. Je serai content si le président se représente en 2019», affirme le Premier ministre lors d'une conférence de presse ce weekend.

Une déclaration qui rejoint l'appel de Djamel Ould Abbès, secrétaire général du Front de libération nationale(FLN) qui, au nom des «700 000 militants» du parti, s'était prononcé lors d'une réunion de cadres, en faveur de la candidature du président sortant à sa propre succession. Entre les deux déclarations de ces dignitaires du régime, Abdelaziz Bouteflika a fait une apparition publique inédite la semaine dernière

En fauteuil roulant, le président algérien était venu inaugurer la Mosquée Ketchoua d'Alger qui venait d'être restaurée ainsi qu'une nouvelle station métro dans la capitale. Une sortie inopinée qui «a été pour le peuple algérien l'occasion de voir son président et l'image ne ment pas», selon les mots d'Ouyahia. Dans tous les cas, elle a mis fin aux spéculations sur la santé du chef de l'Etat algérien, mais a alimenté la chronique sur la confirmation de sa candidature.

Dilemme au sommet de l'Etat !

Les cadres du gouvernement et du parti semblent désormais en ordre de bataille pour appuyer le projet de candidature en semant ça et là des indices destinés à les conforter. Comme une annonce électorale, le FLN envisage déjà de regrouper toutes les réalisations sous les 19 ans de présidence de Bouteflika,dans un livre-programme destiné à les présenter à la population.

Pour l'heure, la stratégie est proche de celle de 2014 où la candidature de Bouteflika avait été annoncée tardivement. Sans doute pour s'assurer que sa santé lui permet de se déplacer pour glisser son bulletin dans l'urne, soufflent certains observateurs. Une manière de trouver le consensus dans son cercle pour que la désignation de son héritier ne déclenche pas une guerre intestine au sein de l'appareil d'Etat, pensent d'autres.

Les spéculations vont bon train et l'apparatchik de l'ex-parti unique se débat dans ce dilemme entre l'annonce d'une candidature qui découragerait les opposants sur la possibilité de remporter la présidentielle, et la désignation d'un successeur à la candidature. Dans l'attente, une seule annonce claire des intentions du président pourrait mettre fin aux spéculations.

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Commentaires
a écrit le 18/04/2018 à 17:21 :
Dieu sait que je n'apprécie pas le personnage...Mais la dernière sortie à Alger m'a fait presqu'éprouvr de la compassion, voir de la pitié...
Qui pour garder une stabilité à ce pays? Là est la question.
a écrit le 17/04/2018 à 16:17 :
Quelle honte ! Il n'y a que l'Algérie pour oser ça, élire une momie, une marionnette, imaginez vous le symbole de ce président mort vivant sur la scène internationale, à cause de cette mafia et de cette click qui gouverne l'Algérie, le monde entier rit et se moque du peuple algérien ! A titre personnel, j'ai honte d'être algérien comme toute ma famille, nous avons décidé de ne plus y mettre les pieds ! Nous savons pourquoi la momie Boutéfllika est poussée à se représenter pour la énième fois, c'est pour mieux voler l'argent du peuple, c'est seulement ça, cette mafia déteste le peuple algérien sinon elle ne lui imposerait pas une honte telle, tout le monde se moque de nous et tous ces gens ont bien raison de se moquer de nous, on en vient à souhaiter n'importe qui pour gouverner l'Algérie du moment qu'il est valide, rien que pour le symbole c'est dire ! Mais l'Algérie n'est ni plus ni moins qu'une dictature corrompue !
Réponse de le 27/07/2018 à 17:53 :
Bien sûr c'est pour finir ce qu ils ont commencé voler et voler vider les caisses qui sont vides
rien qu a voir l état du pays pas d hôpitaux la saleté qui jonchent les rues et ruelles personne ne s en occupe
les plages la mafia des plages et tout le reste sur une chaise roulante qu'ils le laissent en paix il est malade on dirait qu y a pkus d hommes en algerie c'est une honte

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