Togo :  le « groupe des 5 » appelle les protagonistes à trouver une issue à la crise politique

Intervenant fréquemment depuis le début de la crise togolaise, la coordination du Système des Nations Unies, de la délégation de l'Union européenne et les ambassades d'Allemagne, des États-Unis d'Amérique et de la France ont de nouveau, ce lundi 19 mars, appelé les protagonistes à respecter leurs engagements et de trouver un accord pour sortir le pays de la crise politique qui sévit dans le pays depuis sept mois déjà.
Depuis septembre 2017, le Togo vit au rythme d'une crise politique entre le parti au pouvoir du président  Faure Gnassigbé et la coalition de quatorze partis de l'opposition.
Depuis septembre 2017, le Togo vit au rythme d'une crise politique entre le parti au pouvoir du président Faure Gnassigbé et la coalition de quatorze partis de l'opposition. (Crédits : Reuters)

La suspension des manifestations publiques de l'opposition ne signifie pas la fin de crise au Togo. Alors qu'un appel à manifester avait été lancé pour ce mardi 20 mars, les grandes chancelleries dans le pays ont exhorté, ce lundi, les parties impliquées à respecter leurs engagements pour la tenue des premières séances du dialogue inter-togolais et à œuvrer pour trouver un accord.

«La Coordination du Système des Nations-Unis, la délégation de l'Union européenne, et les ambassades d'Allemagne, des Etats-Unis d'Amérique et de France appellent les parties à parvenir à un accord sur un cadre démocratique rénové et consensuel, afin que les électeurs togolais puissent exprimer un choix dans les élections libres et transparentes», note-t-on dans un communiqué transmis à la presse par le groupe des 5 chancelleries.

Ces dernières recommandent en outre à la majorité présidentielle et à la coalition de l'opposition au Togo, de «dépasser les positions de principe et à s'engager sans délai», dans l'intérêt de tous les Togolais, dans une discussion de fond sur les questions constitutionnelles et électorales, afin de parvenir à un accord sur les réformes dans le respect de l'Etat de droit et des dispositions légales et constitutionnelles en vigueur dans le pays.

Par ailleurs, toujours dans son communiqué, le groupe des 5 a tenu à féliciter les autorités ghanéennes pour leur engagement en faveur du dialogue politique inter-togolais et a déclaré soutenir leurs efforts pour aboutir au but recherché.

Pour l'heure et après avoir été reporté sine die le 23 février dernier, le dialogue n'a toujours pas repris. Le président ghanéen avait pourtant rencontré le 6 mars dernier une délégation de la coalition de l'opposition avant de rencontrer une semaine plus tard la délégation représentant le pouvoir.

Une rencontre entre la coalition et la facilitation ghanéenne devrait d'ailleurs se tenir cette semaine dans la capitale togolaise, afin de préciser les raisons qui justifieraient la reprise des manifestations de rue. En dehors des questions qui divisent, la descente militaire à Kparatao (ville natale de Tikpi Atchadam) fin février dernier et la poursuite des préparatifs des élections constituent la nouvelle pomme de la discorde entre opposition et pouvoir.

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