Burundi  : Nkurunziza fixe son référendum au 17 mai

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La réforme permettrait à Pierre Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 13 ans de rester à la tête du pays jusqu'en 2034.
La réforme permettrait à Pierre Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 13 ans de rester à la tête du pays jusqu'en 2034. (Crédits : Reuters)
Le 17 mai, c'est la date du référendum constitutionnel, très contesté, devant permettre au président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir. La décision a été prise par décret, dimanche 18 mars, par le chef de l'Etat.

Une victoire du oui permettrait à l'actuel président, Pierre Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 13 ans de rester à la tête du pays jusqu'en 2034. Les partis ou les personnes souhaitant participer au scrutin sont priés de s'inscrire auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) entre le 23 mars et le 6 avril prochain. « Tous les citoyens Burundais, remplissant les conditions requises par la loi, résidant au Burundi ou à l'étranger, sont appelés à participer au référendum, fixé le 17 mai 2018 », précise le décret.

La réforme sera adoptée si les voix favorables l'emportent à plus de 50%. La campagne officielle débutera deux semaines avant le référendum. En attendant, les candidats ont l'interdiction de mener campagne. La décision est décriée par l'opposition qui dénonce les campagnes pour le oui -largement menées depuis plusieurs mois par les ministres, les responsables ou proches du parti au pouvoir- pendant que plusieurs militants de l'opposition sont arrêtés et emprisonnés, accusés d'avoir promu le vote contre ce référendum.

Un pays en crise

Les opposants au président Nkurunziza pointent également du doigt des opérations d'enrôlement pour étoffer les listes élections face à la faible mobilisation des populations. Fin février, la CENI a fait état de cinq millions de Burundais inscrits sur les listes électorales, afin de participer à ce référendum et aux élections générales prévues en 2020. Le pays est en crise. En 2017, le gouvernement a adopté un projet pour modifier la constitution par référendum. Le texte qui devrait permettre au président Nkurunziza de briguer deux mandats successifs de 7 ans a été fortement critiqué par la communauté internationale dont l'Union africaine ; d'autant plus que le pays reste divisé. En 2015, l'annonce de la candidature du président sortant à un troisième mandat a plongé le Burundi dans une profonde crise politique. Laquelle a fait près de 1 200 morts et plus de 400 000 déplacés, conduisant la Cours pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête.

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