Togo : l'opposition annonce la reprise des manifestations

L'opposition togolaise, par la voix du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam, a annoncé l'organisation de quatre jours de manifestations dans les villes du pays. Dans un communiqué rendu public ce mardi, le parti appelle les Togolais à se joindre à la coalition des partis de l’opposition pour exiger le départ du président Faure Gnassingbé.
Les manifestations annoncées devraient se tenir du 20 au 24 mars 2018 à travers toutes les villes du Togo, selon le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam.
Les manifestations annoncées devraient se tenir du 20 au 24 mars 2018 à travers toutes les villes du Togo, selon le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam. (Crédits : Reuters)

Le dialogue politique au point mort, les manifestations anti-gouvernement de l'opposition vont peut-être reprendre. Dans un communiqué transmis à la presse ce mardi 13 mars, le Parti national panafricain (PNP) que préside Tikpi Salifou Atchadam a annoncé des manifestations sous forme de marches qu'organise le groupe des 14 du 20 au 24 mars 2018.

Pour le PNP, qui appelle à une participation massive des populations, ces marches seront «une occasion d'exiger encore une fois, le retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle et l'effectivité du vote de la diaspora ». «Faure Essozimna Gnassingbé doit partir», ajoute le communiqué.

D'après le parti de Tikpi Atchadam, l'organisation de ces manifestations, contraires à l'esprit du dialogue engagé par le président ghanéen Nana William Akufo-Addo, constitue une réponse au gouvernement qui n'a pas non plus respecté les accords maintenant le processus électoral. Ouro-Djikpa Tchatchikpi, conseiller au PNP, a pour sa part expliqué que les marches avaient été suspendues pour des raisons de principe, en indiquant que les manifestations reprendront «parce que le pouvoir évolue dans l'organisation unilatérale des élections sans tête ni queue, alors que le peuple évolue dans ce dont il est capable».

Cette annonce de l'opposition intervient alors que le chef d'Etat ghanéen devrait rencontrer cette semaine les membres de son gouvernement, avec à l'ordre du jour les exigences de la coalition des partis de l'opposition. La semaine dernière, en marge de la commémoration de l'indépendance du Ghana, le médiateur avait reçu une délégation de la coalition pour essayer d'aplanir les divergences et permettre une reprise du dialogue.

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