Guinée-Bissau : le Premier ministre Umaro Sissoko Embalo quitte le navire

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Umaro Sissoko Embalo avait été nommé à la tête du gouvernement en novembre 2016.
Umaro Sissoko Embalo avait été nommé à la tête du gouvernement en novembre 2016. (Crédits : Reuters)
Le Premier ministre bissau-guinéen, Umaro Sissoko Embalo, a rendu le tablier ce vendredi 12 janvier, a-t-on appris de la presse locale. Le désormais ex-chef de gouvernement démissionne aurait démissionné en raison de l'absence de conditions lui assurant de continuer à exercer ses fonctions.

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz va devoir désigner un nouveau Premier ministre. D'après la presse locale, Umaro Sissoko Embalo, Premier ministre bissau-guinéen jusqu'à ce vendredi 12 janvier, a présenté sa démission au chef de l'Etat. Pour justifier sa décision, le responsable dénonce l'absence de conditions lui assurant de continuer à exercer ses fonctions.

A la tête du gouvernement depuis novembre 2016, le désormais ex-Premier ministre n'a jamais pu présenter son programme devant l'Assemblée nationale et devait faire face à la crise politique que traverse le pays depuis quelques années.

En effet, la Guinée-Bissau vit au rythme d'une crise politique depuis le limogeage en 2015, par le chef de l'Etat, du gouvernement du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) qui était issu des élections 2014. Depuis lors, aucun gouvernement formé à l'initiative du président lui-même n'a jamais pu obtenir le quitus de quatre des cinq partis présents à l'Assemblée nationale. Le PAIGC a alors systématiquement rejeté tous les Premiers ministres nommés par le président Vaz sans son accord, comme l'exige la Constitution.

Fin de l'ultimatum de la CEDEAO

Cette démission arrive à point nommé pour le président José Mario Vaz, puisqu'elle intervient à quatre jours (16 janvier) de la fin de l'ultimatum de 30 jours lancé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) lors du sommet des chefs d'Etat.

L'instance sous-régionale avait indiqué qu'elle prendrait des sanctions à l'encontre des membres de la classe politique du pays qui refuseraient d'appliquer les termes de l'Accord de Conakry, sous sa supervision, pour une sortie de crise. Un accord qui prévoit la nomination, de manière consensuelle, d'un Premier ministre et la formation d'un gouvernement d'union.

Notons que dans le cadre de cet accord, le PAIGC, parti majoritaire au Parlement, réclamait la démission d'Umaro Sissoko Embalo pour la nomination d'Augusto Olivais.

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