Afrique du Sud : la lutte pour la succession de Zuma divise l'ANC

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Nkosazana Dlamini-Zuma et Cyril Ramaphosa, lors de la conférence nationale du parti de l'ANC, le 30 juin 2016 à Soweta en Afrique du Sud.
Nkosazana Dlamini-Zuma et Cyril Ramaphosa, lors de la conférence nationale du parti de l'ANC, le 30 juin 2016 à Soweta en Afrique du Sud. (Crédits : Reuters)
Alors que le dernier mandat du président Jacob Zuma tire à sa fin, la course à sa succession à la tête du plus grand et plus populaire parti du pays, l'Africa national congress (ANC), est très engagée. Deux principaux rivaux se distinguent : Cyril Ramaphosa, le vice-président, et Nkosazana Dlamini-Zuma, l'ex-présidente de la commission de l'Union africaine. L'échéance est d'autant plus importante que le futur président du parti a de forte chance d'être le futur président sud-africain.

Le bras de fer est très engagé en Afrique du Sud au sein du parti de l'Africa national congress (ANC). Le successeur de Jacob Zuma, qui doit quitter bientôt la tête du parti et la tête du pays, sera connu dans quelques jours. Alors que les élections pour y arriver approchent à grands pas, le parti est plus que jamais divisé entre les principaux favoris : Cyril Ramaphosa, le vice-président, et Nkosazana Dlamini-Zuma, l'ex-présidente de la commission de l'Union africaine (UA).

Après les votes des dernières fédérations provinciales de l'ANC, une légère avance est donnée à Ramaphosa sur Dlamini-Zuma. Cyril Ramaphosa y prend la première place avec le soutien de 1 862 fédérations, contre 1 309 pour Nkosazana Dlamini-Zuma. Ainsi, le vice-président a le soutien de cinq des neuf provinces du pays. Quant à son adversaire, l'ex-présidente de la Commission de l'UA, elle peut compter sur le soutien des plus importantes provinces du pays, notamment le Kwazulu Natal, sa province d'origine ainsi que celle du président Jacob Zuma.

L'avance prise par le vice-président -porte-flambeau des réformateurs- sur Dlamini Zuma, qui représente beaucoup plus les conservateurs du parti, est quelque peu surprenante. «La position de Ramaphosa semble plus forte que prévu, notamment parce qu'il a réussi à obtenir le soutien de près de 200 fédérations au Kwazulu Natal qui est une province que tout le monde croyait entièrement acquise pour Dlamini Zuma», a confié Anthony Butler, de l'université du Cap. Mais malgré cette large avance, la course à la présidence de l'ANC est de plus en plus serrée.

Retournement de situation

La surprise n'est peut-être pas finie pour la succession de Jacob Zuma. Tout comme Cyril Ramaphosa qui a pu rafler quelques voix dans les zones qui semblaient acquises pour Nkosazana Dlamini-Zuma, un retournement de situation reste envisageable. Ainsi, l'avance du vice-président de Jaco Zuma ne signifierait pas grand-chose à cette étape de la course : les fédérations qui vont envoyer leurs délégués voter pour leur candidat favori lors du congrès national du parti, prévu dans dix jours, n'ont pas toutes le même poids. Certaines sections envoient plus d'un délégué. D'autre part, le vote est secret et que bien qu'ils soient tenus de voter pour le choix de leurs fédérations, les délégués peuvent toujours choisir un autre candidat, une fois dans l'isoloir. Il faudra donc à ce stade prendre en compte l'influence des lobbies et les achats de voix divers.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2017 à 23:22 :
Selon l'indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population.
Qu'ont fait les africains du sud et l'ANC du pays qu'ils ont reçu ?

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