Législatives au Congo- Brazzaville : incidents et contestation de l'opposition

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Le vote de ce dimanche au Congo a concerné 47 circonscriptions, dont sept à Brazzaville, la capitale de ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants.
Le vote de ce dimanche au Congo a concerné 47 circonscriptions, dont sept à Brazzaville, la capitale de ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants. (Crédits : DR.)
Alors que le processus a été entaché de quelques incidents, le parti au pouvoir de Sassou Nguessou devait devrait obtenir une confortable majorité ce dimanche 30 juillet au deuxième tour des élections législatives au Congo-Brazzaville.

Un incident impliquant des militaires et provoquant le retrait d'un candidat d'opposition a émaillé ce dimanche le deuxième tour des élections législatives au Congo-Brazzaville où le parti du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, devait reconduire sa confortable majorité à l'Assemblée.

Le vote a démarré très timidement à 8h (7h GMT) dans la plupart des bureaux visités par les correspondants de l'AFP à Brazzaville. Les électeurs doivent départager 94 candidats restés en lice dans 47 circonscriptions.

Le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguessou avait obtenu 72 sièges sur 151 au premier tour le 16 juillet, contre sept pour l'Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, et trois pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

Peu avant midi à Brazzaville, dans la deuxième circonscription de Ouenzé (cinquième arrondissement) des incidents impliquant des militaires ont éclaté, ont rapporté des témoins à l'AFP.

«Ils sont venus en treillis pour voter avec des cartes d'électeur, mais sans cartes d'identité. Or, tout électeur doit présenter ces deux pièces afin d'accomplir son devoir citoyen», a déploré auprès de l'AFP Flore Anique Mbemba, suppléant du candidat indépendant Marien Ikama, opposé au candidat du PCT au pouvoir Dominique Ondzé. «Pour nous, il s'agit d'électeurs fictifs qui n'ont pas droit au vote», a-t-elle soutenu.

«Pour l'avoir dénoncé, au moins cinq de nos militants ont été passés à tabac. Notre candidat a décidé de se retirer et de laisser son adversaire continuer la course tout seul», a ajouté Mbemba. Tous les délégués du candidat Marien Ikama ont quitté les 24 bureaux de vote. «Les militaires qui ont voté étaient tous régulièrement inscrits. C'est juste leurs uniformes qui ont créé la panique du côté des délégués démissionnaires», a déclaré Jean Bayabi, chef du bureau de vote.

Les autorités ont reporté le scrutin dans neuf des quatorze circonscriptions électorales du Pool (sud). Cette région proche de Brazzaville a replongé dans la violence depuis la présidentielle contestée de mars 2016, remportée par Sassou Nguesso qui cumule plus de 33 ans au pouvoir.

72 sièges au premier tour pour le PCT

Pour rappel, le Parti congolais du travail (PCT) a déjà obtenu 72 sièges sur 151 au premier tour le 16 juillet, contre sept pour l'Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, et trois pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads, première formation d'opposition).

«Les résultats obtenus par chaque parti reflètent le travail abattu sur le terrain. Notre victoire est méritée», avait déclaré le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo.

«Il y a eu quand même des fraudes et de la tricherie. On aurait pu gagner plus de sièges, notamment aux locales (qui ont eu lieu le même jour, et également remportées par le PCT, NDLR)», a estimé pour sa part Kolélas, rival de Sassou Nguesso à l'élection présidentielle contestée de 2016.

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