La BAD débloque 200 millions d'euros pour l'amélioration de la distribution de l'eau potable au Gabon

L'Etat gabonais va bénéficier d'un appui financier d'un montant de 200 millions d'euros (environ 130,6 milliards de Fcfa) auprès de la Banque africaine de développement pour le renforcement du réseau d'eau potable dans la capitale gabonaise, Libreville.
En 2016, la production d’eau potable au Gabon a progressé de +6,9% pour atteindre 116,1 Mm3 sur l’ensemble du périmètre de la concession gérée par la SEEG. Cette augmentation a été rendue possible par la mise en service en janvier 2016 de l’usine SEEG de production d’eau CIMGABON de Ntoum, d’une capacité de 16 000 m3/j.
En 2016, la production d’eau potable au Gabon a progressé de +6,9% pour atteindre 116,1 Mm3 sur l’ensemble du périmètre de la concession gérée par la SEEG. Cette augmentation a été rendue possible par la mise en service en janvier 2016 de l’usine SEEG de production d’eau CIMGABON de Ntoum, d’une capacité de 16 000 m3/j. (Crédits : DR)

Il faudra évidemment attendre l'approbation du Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD), mais c'est acté. 200 millions d'euros, soit environ près de 130,6 milliards de francs CFA, c'est le montant de l'enveloppe que débloquera la Banque africaine de développement (BAD) très bientôt pour le Gabon. D'après le ministre gabonais de l'Energie et de l'eau, Patrick Eyogo Edzang, les fonds serviront à financer un projet de renforcement du réseau d'eau potable dans la capitale gabonaise, Libreville. Celui-ci vise à améliorer la desserte en eau dans plusieurs quartiers, avec notamment le remplacement de 150 kilomètres de canalisation hydraulique, aujourd'hui très vétuste.

Notons que toujours dans le cadre du renforcement du réseau d'eau potable à Libreville, il est prévu la construction d'une nouvelle usine de traitement d'eau avec l'appui du groupe industriel panafricain Eranove. La nouvelle infrastructure, dont les travaux démarreront d'ici la fin de l'année et dureront deux ans, permettra de générer 140 000 m3 d'eau de plus par jour. De quoi améliorer considérablement l'accès à l'eau potable dans les quartiers de Libreville.

Stress hydrique remarquable

La capitale gabonaise accuse un stress hydrique remarqué depuis quelques années. Située sur la côte ouest-atlantique et baignée par plusieurs cours d'eau, la grande ville gabonaise doit constamment faire face à des problèmes d'approvisionnement en eau potable. Pour pouvoir maximiser ses prestations, la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), en charge de l'approvisionnement en eau, doit recourir à des délestages fréquents dans certaines zones. Une situation qui n'est pas sans impact sur les activités économiques et le quotidien des habitants de la capitale.

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