L'Angola prépare une importante vague de privatisations

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Vue de Luanda, la capitale angolaise, qui connait une expansion urbanistique fulgurante.
Vue de Luanda, la capitale angolaise, qui connait une expansion urbanistique fulgurante. (Crédits : Reuters)
L’Angola préparerait la privatisation de 74 entreprises publiques. Une information qui a été dévoilée aux investisseurs, dans un prospectus qui accompagne l’offre de souscriptions à la prochaine émission d’euro-obligations.

Le gouvernement angolais prépare la privatisation de 74 entreprises publiques dans les années à venir. Ce mouvement visera notamment les opérateurs industriels étatiques, si l'on croit un document envoyé aux investisseurs dans le cadre de l'émission d'euro-obligations par Luanda.

L'industrie première concernée

Le deuxième producteur de brut d'Afrique peine toujours à se remettre du krach pétrolier de 2014, ce qui a poussé le président Joao Lourenço qui a pris ses fonctions en septembre dernier à promettre la réduction de la présence de l'Etat dans l'économie. « Le gouvernement a l'intention de vendre la totalité de ses intérêts dans ces sociétés dont la majorité opèrent dans le secteur industriel », indique le prospectus, dont Reuters a diffusé une copie.

Le document n'énumère pas les entreprises dont l'Etat souhaite se séparer, ni combien les privatisations pourraient rapporter à l'Angola. Pour l'heure, seuls les ports, le transporteur national (TAAG), la banque BCI et l'assureur Ensa sont évoqués comme de possibles entreprises à privatiser totalement ou partiellement.

« La politique à long terme du gouvernement est que les entreprises qui ne sont plus tenues de rester sous propriétés publiques devraient éventuellement être privatisées », confirme le prospectus.

Réduire la dépendance au pétrole

Lourenço a inscrit la relance de la croissance comme une priorité de son mandat et n'a pas fait pas de mystère sur sa volonté d'ouvrir le champ économique aux investisseurs étrangers. La diversification hors activité pétrolière fait également partie de ses activités, sachant que le secteur représente actuellement 95% des exportations angolaises.

Le pays est parallèlement en train de lever 3 milliards de dollars via deux émissions d'euro-obligations, lançant 1,75 milliard de dollars en billets de 10 ans à 8,25% et une seconde tranche de 1,25 milliard de dollars en obligations de 30 ans à 9,37%. Le document destiné aux acquéreurs potentiels d'obligations angolaises précise que la dette totale du pays (à l'exclusion de celle détenue par la compagnie pétrolière Sonangol) devrait atteindre de 77,3 milliards de dollars, soit 70,8% du PIB d'ici la fin de 2018.

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