« Alliance pour le Sahel » : devançant l'Allemagne, la France initie le premier financement

Alors que sa partenaire européenne, l’Allemagne, traîne encore les pieds, la France accélère la cadence. Paris, à travers l’Agence française de développement (AFD), vient de signer une convention de 30 millions d’euros avec la BNDA pour favoriser le financement d’investissements de petites et moyennes entreprises privées maliennes dans le cadre de « l‘Alliance pour le Sahel ». Une plateforme lancée par les deux pays européens au mois de juillet dernier, en partenariat avec de nombreux bailleurs de fonds internationaux qui peinent encore à honorer leurs engagements.
Le président français, Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont lancé en juillet dernier aux côtés de l'Union européenne et d’autres partenaires internationaux, l’Alliance pour le Sahel. Cinq mois plus tard, le 19 décembre 2017, l'AFD initie le financement pour le compte de la partie française.
Le président français, Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont lancé en juillet dernier aux côtés de l'Union européenne et d’autres partenaires internationaux, l’"Alliance pour le Sahel". Cinq mois plus tard, le 19 décembre 2017, l'AFD initie le financement pour le compte de la partie française. (Crédits : AFD)

Lancée par la France et l'Allemagne au mois de juillet dernier « l'Alliance pour le Sahel », une initiative visant à faciliter les échanges entre les bailleurs internationaux pour accélérer l'aide au développement dans cette partie du continent africain en proie à l'instabilité politique, économique et sécuritaire, prend forme. A travers l'Agence française de développement (AFD), la France s'est engagée à intervenir « davantage et mieux dans les pays du Sahel », notamment au Mali, un pays miné par une crise sécuritaire marquée par des attaques djihadistes.

En effet, l'AFD a signé mardi, 19 décembre, une convention de financement de 30 millions d'euros soit plus de 19 milliards de Fcfa en faveur de la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA), laquelle banque est très active au Mali à travers le financement d'incubateurs, de l'artisanat rural et de la petite industrie, des exploitants agricoles, des PME-PMI et des institutions de micro-finance.

200 millions d'euros dans les cinq ans à venir.

L'appui financier de l'AFD est une contribution très « significative », a déclaré notamment le directeur général de la BNDA, Moussa Alassane Diallo, lors de la cérémonie de signature de la convention à Paris ce mardi. Les fonds devraient permettre d'accompagner la campagne agricole 2017-2018 en améliorant les revenus et les conditions de vie des ouvriers agricoles grâce aux créations d'emplois. Concrètement, l'appui financier de la France, très attendu par « les bénéficiaires qui se heurtent à des difficultés d'accès aux financements ». Selon un communiqué de l'AFD, ce financement va permettre d'accompagner à terme 3800 exploitants agricoles, 500 PME-PMI et 25 grandes entreprises.

Dans le cadre de ses financements en faveur des pays du Sahel, l'AFD envisage de débloquer 200 millions d'euros dans les cinq ans à venir. D'autres partenaires de l'agence française notamment, l'Allemagne, le fonds des Nations unies pour le développement, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, se sont également engagés pour la même cause mais les fonds qu'ils comptent mobiliser se font attendre.

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