Investissement au Niger : Mahamadou Issoufou en « opération séduction » à Paris

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement nigérien organise une conférence à Paris avec ses partenaires techniques et financiers, la Banque mondiale et le PNUD notamment, pour une levée de Fonds destinée à financer le plan de développement économique et social du pays. Une opération de séduction pour vendre les opportunités d’investissement au Niger les 13 et 14 décembre prochain.

Porte ouverte sur « les secteurs porteurs » nigériens. En partenariat avec la Banque Mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Niger organise une conférence « de la Renaissance » sous le thème « Un Niger renaissant pour un peuple prospère » les 13 et 14 décembre à l'hôtel Méridien Etoile dans la capitale française.

L'enjeu de cette opération de séduction est double. Il s'agira d'abord pour Niamey de faire découvrir à la communauté économique internationale la stratégie globale de développement du Niger, les facilités mises en place par le Code des investissements et « les mesures fortes » en vigueur. Une revanche sur la grande période d'exposition médiatique internationale de ces dernières années, « résumant l'actualité du Niger à ses enjeux sécuritaires, occultant ainsi l'amélioration du climat des affaires dans le pays », a promis le gouvernement.

Vendre les opportunités d'investissement au Niger à Paris

L'autre défi majeur que devra relever la délégation nigérienne qui sera conduite par Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, consistera à convaincre les partenaires technique et financiers du pays de l'Afrique de l'ouest afin d'obtenir les ressources nécessaires pour financer les projets prioritaires du Programme de développement économique et social, une déclinaison quinquennale de la stratégie de développement durable et inclusif qui définit la vision du Niger pour l'émergence à l'horizon 2035.

Et pour ce faire, le Niger semble disposer assez d'arguments pour convaincre. Si le pays souffre de la baisse des recettes tirées des exportations des matières premières dont l'économie nigérienne dépend énormément, les résultats macro-économiques sont jugés globalement satisfaisants, avec un taux de croissance économique estimé à 5% en 2016 contre 4% en 2015. De plus, le Niger qui occupe la 150ème place en 2017 dans le classement Doing Business mesurant la facilité de faire des affaires, ne cesse d'améliorer sa position dans ce classement et a même gagné 18 places depuis 2015. L'offensive sera axée autour de quatre secteurs d'activités clés que sont le secteur agricole (agriculture, élevage), les infrastructures et les transports, l'énergie, les mines et les hydrocarbures, a indiqué le gouvernement nigérien dans un communiqué.

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