Egypte : Carbon Holding veut mobilier 10 milliards de dollars pour une usine pétrochimique

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Les rives du canal de Suez devrait accueillir une installation de la sorte en 2022. Coût de l'investissement, 10,6 milliards de dollars.
Les rives du canal de Suez devrait accueillir une installation de la sorte en 2022. Coût de l'investissement, 10,6 milliards de dollars. (Crédits : Reuters)
Le groupe égyptien Carbon Holding vient d’annoncer un investissement de 10 milliards de dollars dans la nouvelle zone économique du canal de Suez. Une enveloppe qui sera destiné à la construction d’une usine pétrochimique, dont la livraison est prévue pour 2022.

L'Egypte s'apprête à renforcer son industrie pétrochimique, en témoigne la décision du groupe égyptien, Carbon Holding de mettre en place un important projet pétrochimique, baptisé Tahrir. Un projet qui devra mobiliser un peu plus de 10 milliards de dollars et sera situé dans la zone économique du canal de Suez.

Démarrage prévu dans 5 ans

Pour le management de Carbon Holding, cet investissement a pour but de répondre aux « besoins criants », en matières premières du secteur industriel local. L'entreprise compte par ailleurs, permettre au Caire de doubler ses exportations un an après le démarrage effectif de l'unité industrielle dont la livraison est prévue pour 2022.

Ce projet dispose également de financements étrangers, en provenance d'organismes de crédit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou encore en Allemagne. Cette unité sera la première à distiller du Naphta en Egypte, en plus d'autres produits pétrochimiques utilisés dans la fabrication de produits à vocation industrielle ou de consommation.

D'un autre côté, l'entreprise développe actuellement, une usine de polypropylène et une unité de production de nitrate d'ammonium. Selon le management de la holding, l'ensemble de la production attendue lors de la première année d'activité sera destinée à l'export, le marché local ne sera ciblé qu'après que la production atteigne son rythme de croisière.

Locomotive pour la zone du canal de Suez ?

Le gouvernement compte pour sa part, faire du projet Tahrir une locomotive pour promouvoir la zone économique du Canal de Suez. Cette dernière s'étend sur 460 km2 autour du canal et a été imaginée par les autorités comme un pôle industriel et logistique pour attirer des IDE, en mettant en avant les synergies possibles avec le fret maritime, offertes par la localisation du site.

La Holding estime par ailleurs, que cet investissement s'inscrit dans le plan de sauvetage du FMI, débloqué fin 2016 et qui comporte un prêt de 12 milliards de dollars.  Le Caire espère également que ce projet puisse accompagner ses efforts de diversification économiques, après que l'insurrection de 2011 et le chaos qui s'en est suivi a détourné les touristes et les investisseurs étrangers. L'entreprise a déjà confirmé qu'entre 1 et 2 milliards de dollars devraient être destinés aux fournisseurs locaux qui seront privilégiés lors de la construction du site.

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