Afrique du Sud  : les faibles performances des industries minière et manufacturière menacent la croissance

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En Afrique du Sud, la production en usine a augmenté de 1% en mai dernier.
En Afrique du Sud, la production en usine a augmenté de 1% en mai dernier. (Crédits : Reuters)
En Afrique du Sud, les industries manufacturière et minière qui représentent près du quart du PIB et se placent parmi les plus importants employeurs du pays connaissent respectivement une croissance modérée et un déficit. Une tendance qui menace les pronostics de la banque centrale sud-africaine sur la relance d'une économie en berne.

En Afrique du Sud, les statistiques nationales font état d'une légère hausse de la production manufacturière au cours du mois de mai, alors que la chute des activités de l'industrie minière se poursuit. La production manufacturière a augmenté de 1% en mai, tandis que la production minière a reculé de 1,5% le même mois, a annoncé l'agence nationale de statistique sud-africaine jeudi dernier.

Cette dernière baisse quoique plus modérée par rapport aux périodes précédentes a attiré l'attention de la banque centrale qui surveille de près les indices susceptibles de contrecarrer le programme de relance de la croissance économique sud-africaine. Les deux secteurs représentent environ un quart du produit intérieur brut et sont parmi les premiers employeurs du pays. Leurs difficultés sont notamment liées à la  combinaison de coupures de courant, d'une faible confiance des investisseurs et de l'incertitude politique.

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Au cours du premier semestre de 2019, la croissance de l'économie la plus industrialisée d'Afrique a été réduite au maximum en une décennie et le risque est élevé de voir les investissements se réduire même après la réélection de Cyril Ramaphosa en mai. La faible croissance a entraîné une série de signaux d'alerte à l'adresse de la Banque de réserve (SARB) pour mettre davantage l'accent sur la croissance économique et la création d'emplois. La banque centrale sud-africaine devrait réduire ses taux d'intérêt de 25% la semaine prochaine, a révélé jeudi un sondage de l'agence Reuters, mais ses propres décideurs ainsi que les analystes doutent que les baisses de taux aient un impact décisif sur la croissance à long terme.

«Une réduction de 25 points de base aura un impact limité sur l'économie. C'est plus un renversement de la hausse des taux que nous avons constatée en novembre. Malheureusement, les problèmes auxquels cette économie est confrontée sont davantage structurels», a déclaré Jeffrey Schultz de BNP Paribas à Reuters.

Selon Kuben Naidoo, vice-gouverneur de la banque centrale, la faible croissance et la hausse résultante de la dette publique et des déficits budgétaires ont fait naître de nouveaux risques qui méritent d'être mieux considérés dans la politique monétaire de la nation arc-en-ciel.

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