Zambie : nouveau rebondissement dans l'affaire opposant la compagnie minière Vedanta Resources et l'Etat

 |   |  348  mots
La Zambie est le second producteur africain de cuivre dont les revenus représentent au moins 70% des recettes des exportations.
La Zambie est le second producteur africain de cuivre dont les revenus représentent au moins 70% des recettes des exportations. (Crédits : DR.)
Un verdict provisoire donne raison au minier Vedanta Resources dans le conflit l’opposant à l’Etat zambien. Un tribunal local ordonne l’arrêt des actions entreprises par le liquidateur provisoire de son entreprise Konkola Copper Mines (KCM). Une première manche dans le règlement de ce différend qui oppose les deux parties.

Dans un verdict de ce jeudi 27 juin un tribunal zambien a ordonné l'arrêt de toute action du liquidateur provisoire de son entreprise Konkola Copper Mines (KCM) en vue de la cession des actifs de KCM ou de prises de dispositions avec ses créanciers, a annoncé la compagnie minière Vedanta Resources. Un premier jugement rendu le 20 juin, il y a juste une semaine, avait stipulé que Vedanta Resources ne pouvait pas être impliquée dans la procédure de liquidation de son entreprise Konkola Copper Mines (KCM) en Zambie. Ce qui laissait la voie libre au liquidateur provisoire nommé par l'Etat zambien pour agir.

Lire aussi : Zambie : le bras de fer continue avec Konkola Copper Mines

Le bras de fer entre les deux parties a commencé en mai dernier lorsque Vedanta a annoncé sa volonté de s'opposer à la décision zambienne de nommer un liquidateur provisoire pour gérer l'activité minière de KCM et sa production de 90 000 tonnes de cuivre. La Zambie accuse KCM d'avoir enfreint des règles liées à sa licence. La société nationale zambienne ZCCM-IH détient environ 20% du capital de KCM tandis que Vedanta Resources, copropriétaire et cotée à la bourse de Mumbai en Inde, est l'actionnaire majoritaire de la société spécialisée dans l'exploitation du cuivre.

La Zambie, un pays sous pression

La Zambie est le second producteur africain de cuivre dont les revenus représentent au moins 70% des recettes des exportations. Le pays soumis à des pressions budgétaires liées à son niveau d'endettement, est en conflit ouvert avec les compagnies minières locales. Pour tirer davantage profit de l'exploitation minière et renflouer ses caisses, le pays d'Edgar Lungu a instauré une nouvelle taxation qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2019. Celle-ci, destinée à remplacer la taxe sur la valeur ajoutée suscite de vives inquiétudes dans le secteur minier. Des sociétés comme Vedanta et Glencore ont déjà exprimé leurs vives inquiétudes et désapprobations de cette nouvelle disposition, qui selon eux, risque d'être à l'origine de licenciements massifs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :