Pétrole : enfin le bout du tunnel pour l'OPEP ?

Le cours du pétrole repart à la hausse cette semaine, boosté par l'annonce de l’Iran, l’Irak et la Russie de soutenir (finalement) l’objectif de réduction de la production visé par l’Opep. A moins de 10 jours de la rencontre décisive du cartel, le pessimisme perd de la vitesse à la faveur de cette lueur d'espoir pour les pays producteurs.
Ristel Tchounand
La prochaine réunion de l'OPEP, prévue le 30 novembre à Vienne, sera décisive.
La prochaine réunion de l'OPEP, prévue le 30 novembre à Vienne, sera décisive. (Crédits : Ramzi Boudina/Reuters)

Sursaut passager ou réelle tendance décisive ? Que ce soit en Asie, à New York, , Londres ou Paris, les marchés ont ouvert en hausse ce lundi. A 48,37 $ ce lundi 21 novembre à 17h50 (GMT), le cours du baril de pétrole n'avait pas été aussi haut depuis trois semaines. En cause ? L'Iran et l'Irak ont confirmé ce week-end leur volonté de soutenir le projet de réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Pour rappel en effet, le cartel veut produire entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (bpj) pour favoriser un rééquilibrage du marché plombé par la chute vertigineuse des cours observée depuis l'année dernière.

Lors d'une réunion à Doha vendredi déjà, l'Iran aurait fait part de sa volonté de maintenir sa production au niveau actuel. En sortie médiatique samedi, le ministre iranien du pétrole a clairement laissé entendre que son pays soutiendrait le projet de l'Opep. « Il y a une forte probabilité que les ministres du Pétrole et de l'Energie de l'Opep arrivent à un accord lors de la réunion de novembre », a-t-il déclaré. Dimanche, c'était au tour du ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Luaibi, d'annoncer que son pays ferait trois propositions allant dans le sens de l'Opep.

En attendant le Nigeria et l'Angola

Des nouvelles tombées à pic, d'autant plus que l'Iran, gros producteur, était l'un des premiers pays à s'opposer à la baisse de la production pétrolière du cartel. Ces annonces directement eu de l'effet sur les cours, traduisant ainsi l'optimisme des investisseurs. Un optimisme davantage conforté par la Russie qui s'engage à geler sa production en soutien à l'Opep, rapporte Sputnik News. « Je ne peux pas affirmer à 100% qu'un tel accord sera convenu mais cette probabilité est grande », a déclaré le président Vladimir Poutine, à l'issue du sommet de la Communauté économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) à Lima. « Les principales contradictions n'ont pas été levées mais c'est possible, car il ne reste plus de questions difficiles. Nous ferons tout ce que nos partenaires de l'Opep attendent. Il nous serait très facile de geler la production », a-t-il ajouté.

Alors que les négociations de l'Opep jusqu'à récemment ne suscitaient que pessimisme en raison des divergences fortes entre pays membres, leur orientation progressive vers un langage consensuel laisse présager du positif. Toutefois, les grosses machines africaines (Nigéria et Angola notamment) ne sont pas encore prononcés quant à ce qu'elles comptent faire avec leurs multiples programmes d'intensification de la production, récemment lancés. A moins de 10 jours de la grande rencontre du 30 novembre prochain à Vienne, les projecteurs sont désormais braqués sur l'Institution dirigée par le Nigérian Mohammed Sanusi Barkindo.

Ristel Tchounand
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Commentaire 1
à écrit le 22/11/2016 à 10:10
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Pourquoi ce titre sur "le bout du tunnel" ?? Pourquoi vous mettez-vous dans la peau du producteur de pétrole ? Alors que pour nous, pays consommateurs de pétrole, la baisse du prix est une excellente nouvelle. Bizarre.

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