Angola : l’Etat privatise une banque pour tester l’intérêt des investisseurs pour ses grandes entreprises

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(Crédits : Reuters)
Sur les 195 entreprises que l’Etat angolais a prévu d’ouvrir au capital privé d’ici 2022, 39 ont déjà passé le processus. Luanda s’attaque désormais à son secteur financier avec la privatisation de la Banque du Commerce et de l’Industrie, l’objectif étant surtout de tester l’intérêt des investisseurs pour les grandes sociétés publiques.

Les autorités angolaises ont lancé le processus de privatisation de la Banque du commerce et de l'industrie (BCI). Créée en 1991, cette banque est détenue à 91% par l'Etat. Le reste des parts est partagé entre neuf sociétés publiques dont la société nationale du diamant Endiama et la compagnie nationale de pétrole Sonangol.

Depuis que le pays a lancé son plan de privatisation, la BCI va ainsi être la 40ème entité, mais la première du secteur financier à passer aux mains d'investisseurs privés. Ces derniers, selon l'intérêt manifesté, seront sélectionnées au cours de ce mois d'avril, pour participer à un appel d'offre visant à acheter 100% des actions de la BCI en seul bloc via la Bourse de Luanda, selon les précisions à Bloomberg du ministre de la Coordination économique, Manuel Nunes Junior. Et derrière cette étape, le gouvernement veut surtout tester l'intérêt des investisseurs pour ses grandes entreprises.

« Il s'agit de la première privatisation du secteur financier et son résultat sera très important pour comprendre toutes celles qui suivront », a déclaré le ministre.

Evoqué la première fois en mai 2018 et visant 74 entreprises, le plan de privatisation en Angola a été précisé une année plus tard relevant à 195 le nombre d'entreprises publiques concernées pour un bouclage du projet d'ici 2020. Plusieurs secteurs concernés : pétrole, mines, finance, TIC, télécommunications, industrie, agriculture, transports et tourisme. A ce jour, 39 entités ont déjà été privatisées selon les officiels.

Les entreprises comme la puissante Sonangol ou encore Endiama sont celles sur lesquelles l'Etat angolais misent énormément dans ce plan stratégique de privatisation, au moment où l'Etat est l'affut du financement pour huiler sa machine économique et favoriser la relance après la récession de 2020. Ainsi, le gouvernement pense que si ses actifs financiers suscitent un vif intérêt de la part des investisseurs, ceux-ci pourraient également regarder d'un bon œil la prise de participation dans les grandes entreprises publiques.

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