Ghana  : dix banques éliminées de la course à la restructuration

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Fin décembre dernier, les actionnaires de la CAL Bank au Ghana ​approuvaient une résolution demandant à la banque de transférer 50 millions de cedis du surplus de revenus au capital déclaré, respectant ainsi l'exigence d'un capital minimum imposée par la Bank of Ghana.
Fin décembre dernier, les actionnaires de la CAL Bank au Ghana ​approuvaient une résolution demandant à la banque de transférer 50 millions de cedis du surplus de revenus au capital déclaré, respectant ainsi l'exigence d'un capital minimum imposée par la Bank of Ghana. (Crédits : Reuters)
Le nombre de banques commerciales en activité au Ghana est désormais de 23. Celles-ci sont les seules à avoir pu répondre aux exigences de la Bank of Ghana, puisqu'elles devaient atteindre, au 31 décembre 2018, un capital déclaré de 400 millions de Ghana cedis, contre 150 millions précédemment imposé la Banque centrale ghanéenne.

Le gouverneur de la Banque centrale du Ghana (BOG, pour Bank of Ghana), Ernest Addison a indiqué la semaine dernière, dans une déclaration à la presse, locale, que le Ghana ne compte désormais plus que 23 banques commerciales. Celles-ci sont les seules à avoir atteint le capital déclaré en vigueur depuis le 31 décembre 2018 qui s'élève à 400 millions de cedis (GHS), contre 150 millions précédemment.

Selon le responsable, cette mesure répondait à un processus de consolidation dans le secteur bancaire ghanéen. «La directive sur le capital minimum faisait partie des mesures réglementaires visant à renforcer le secteur bancaire et à le rendre plus résistant aux chocs, ainsi qu'à aider les banques à se repositionner afin de mieux répondre aux besoins croissants de l'économie ghanéenne», a déclaré Ernest Addison. Le responsable a ajouté que ce processus de recapitalisation est nécessaire pour promouvoir «la consolidation du secteur par le biais de fusions et d'acquisitions durables, ainsi que de structures de gouvernance d'entreprise et de systèmes et pratiques de gestion des risques plus solides».

Un coût de 12 milliards de dollars

Pour pouvoir réussir le pari lancé par la BOG, 16 banques sur les 23 ont capitalisé l'excédent de revenus, en opérant une nouvelle injection de capitaux. Trois d'entre elles ont décidé de fusionner tandis que les autres ont dû injecter des fonds propres de fonds privés ghanéens à travers le Ghana Amalgamated Trust Limited (GAT).

Notons que ce processus de consolidation a coûté à l'Etat pas moins de 12 milliards de dollars, soit près de 58 milliards de GHS.

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