Grande-Bretagne : HSBC et Standard Chartered rattrapées par l’affaire Gupta

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Les retombées des liens entre le clan Gupta et Zuma s'internationalisent après l'Inde et les Etats-Unis, c'est au tour de l’Angleterre de s'y intéresser.
Les retombées des liens entre le clan Gupta et Zuma s'internationalisent après l'Inde et les Etats-Unis, c'est au tour de l’Angleterre de s'y intéresser. (Crédits : DR)
La série des dommages collatéraux occasionnés par l’affaire Gupta ne semble par près de s'arrêter. Cette fois-ci, ce sont HSBC et Standard Chartered qui sont dans le collimateur des autorités financières britanniques pour les relations entre leurs filiales sud-africaines et le clan Gupta.

L'onde de choc de la polémique liée à la famille Gupta a encore une fois dépassé les frontières sud-africaines. Après l'Inde, l'affaire vient d'atteindre la Grande-Bretagne. En effet, HSBC Holdings et Standard Chartered sont suspectées par la Financial Conduct Authority (régulateur du secteur) d'avoir facilité des opérations de blanchiment d'argent en faveur de la famille Gupta.

Lettre ouverte

L'intérêt du régulateur pour les deux établissements vient après une lettre ouverte d'un parlementaire soulevant ses inquiétudes sur les relations entre les filiales sud-africaines des banques anglaises et le clan Gupta. Une lettre qui contient des allégations sur des mouvements de fonds illicites, via les Emirats Arabes Unis et Hong-Kong où les deux banques sont très actives.

Le parlementaire appelle les autorités britanniques à lancer des enquêtes ciblant le président Jacob Zuma, dix membres de sa famille, onze membres de la famille Gupta, cinq associés à ces derniers ou encore quatorze entités qui leur sont liées. Un groupe de parlementaires anglais a ensuite appelé les autorités britanniques à se pencher sur le cas de la Bank of Baroda, un établissement indien qui est la dernière banque à détenir des comptes pour les sociétés Gupta.

De Johannesburg à Delhi

 D'ailleurs, la Banque centrale sud-africaine avait infligé à la filiale de la Barod une amende de 813 000 dollars (11 millions de rands) pour ne pas avoir respecté la loi contre la criminalité financière en vigueur en Afrique du Sud. Articulé autour des trois frères, le clan Gupta est au cœur de l'un des plus grands scandales post-apartheid d'Afrique du Sud. Ces derniers sont accusés d'avoir utilisé leurs liens avec Jacob Zuma et leur relation d'affaires avec son fils pour obtenir des contrats publics qui se chiffrent en millions de dollars.

Pour l'heure, les procureurs de l'Agence nationale de lutte contre le crime et le Bureau des fraudes ont été notifiés de l'affaire par le département du Trésor britannique. Le régulateur a de son côté déjà pris contact avec HSBC et Standard Chartered et serait en attente des réponses des deux établissements. Alors que HSBC garde encore le silence sur cette affaire, Standard Chartered a affirmé avoir clôturé les comptes des Gupta en 2014 et maintient s'être conformée depuis «à la réglementation et aux lois nationales et internationales».

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Commentaires
a écrit le 20/10/2017 à 9:12 :
Bravo aux autorités anglaises, il est temps de faire recracher aux banques tout ce qu’elles ont volé aux pays.

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