Audit-Conseil : RSM veut tripler son chiffre d’affaires en Afrique d’ici 2025

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(Crédits : dr)
Après les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, la Suisse et l'Asie, RSM lance son septième desk dédié à l'Afrique. Le sixième mondial de l'audit et conseil, qui opère déjà dans une quarantaine de pays du Continent via un réseau de partenaires, entend faire progresser les marchés africains dans la structure de son chiffre d'affaires.

Depuis son siège parisien, RSM lance un desk Afrique pour accélérer ses activités sur le Continent où le groupe est déjà actif dans une quarantaine de pays du nord au sud, de l'est à l'ouest, via un réseau d'implantations et de partenaires indépendants. Il s'agit du septième desk régional du numéro six mondial de l'audit et conseil après les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, la Suisse et l'Asie. Son objectif : grignoter davantage de parts de marché dans le secteur africain de l'audit et du conseil, en proposant aux entreprises africaines et européennes intéressées par l'un ou l'autre marché des compétences capables de naviguer avec expertise dans divers environnements juridiques et financiers.

« Notre chiffre d'affaires en France est de 115 millions d'euros et actuellement, nos activités en Afrique en représentent entre 1 et 2%. Notre objectif est d'arriver à 5% de notre chiffre d'affaires à une échéance de cinq ans. Nous voulons vraiment développer le chiffre d'affaires réalisé par la France, en lien avec les entreprises africaines », explique à La Tribune Afrique Amaury de La Bouillerie, associé RSM et coordinateur du Desk Afrique.

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Expert des métiers du conseil passé par Arthur Andersen et Ernst & Young, Amaury de La Bouillerie a rejoint RSM en 2014. Il pilotera ainsi le Desk Afrique aux côtés de François de Bustamante qui a passé plus de 34 ans dans les rangs du cabinet et s'occupe de son développement en Afrique francophone. Cet expert-comptable et commissaire aux comptes est notamment l'un des architectes du réseau de RSM à l'ouest du Continent. « En dehors des pays anglophones (Kenya, Ouganda, Zimbabwe, Afrique du Sud...), nous avons créé le réseau ouest-africain par une mise en relation des compétences », nous précise François de Bustamante.

Après un ralentissement de sa croissance dans les années 2013-2014, le marché mondial de l'audit connaît récemment un certain dynamisme, porté notamment par l'innovation technologique. Plusieurs rapports -tel que celui d'Obis Markets Report ou d'IT Intelligence Market- s'accordent sur la croissance qui devrait s'observer d'ici 2025 sur le marché mondial des services professionnels d'audit financier et des logiciels d'audit financier.

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l'Afrique, un tremplin?

En Afrique, l'émergence des grands groupes panafricains dans divers secteurs, l'adoption de plus en plus stricte de normes internationales, la lutte contre la corruption, l'affluence des investisseurs ou encore la structuration des marchés financiers et leur aspiration aux standards internationaux sont autant de facteurs qui font de l'audit et du conseil un secteur en effervescence. Les experts parlent même d'une croissance à deux chiffres. En organisant son activité en réseau sur le Continent, RSM entend élargir le spectre des secteurs d'activités couverts dont la banque, l'assurance, les mines, l'énergie, la distribution, le transport, les télécoms, l'industrie pharmaceutique, mais aussi l'immobilier.

« Le continent connaît des évolutions favorables, depuis une vingtaine d'années, de son cadre légal et réglementaire en matière de comptabilité et d'audit », analyse Amaury de La Bouillerie. « Il y a un besoin fort de renforcer le niveau de confiance tant au niveau des investisseurs que des acteurs ou des bailleurs sociaux qui interviennent en Afrique. Or, L'audit des comptes apporte plus transparence et renforce la confiance en les comptes des entreprises », ajoute cet expert estimant que dans un contexte de « forte transformation » et de « professionnalisation plus en plus importante » des entreprises africaines, l'audit et le conseil deviennent incontournables.

RSM mise ainsi sur le Continent africain où il voit des opportunités intéressantes. D'autant depuis plusieurs années, le cabinet international ambitionne de rétablir les « Big Five » de l'audit devenus « Big Four » depuis la faillite d'Arthur Andersen. Septième cabinet mondial d'audit, présent dans plus de 100 pays avec 750 bureaux et des revenus de 5,4 milliards de dollars, ils s'annoncent sixième en 2020.

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