Le Zimbabwe interdit l'utilisation des cryptomonnaies

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(Crédits : Reuters)
Les autorités zimbabwéennes viennent d'interdire à toutes les banques de leur pays, l'utilisation des cryptomonnaies. Dans une note diffusée cette semaine, la direction de la Banque centrale a expliqué que les citoyens qui investissaient dans ces genres de monnaies le font à leurs risques et périls. Cette décision s'aligne bien sur un appel de la Banque des règlements internationaux à réglementer l'usage des cryptomonnaies.

Le Zimbabwe dit non aux cryptomonnaies ! Cette semaine, dans une note rendue publique, le directeur de la Banque centrale du Zimbabwe, Norman Mataruka, a demandé aux institutions financières d'arrêter dans les 60 jours, tous les services liés aux cryptomonnaies. Mataruka qui a précisé que cette décision s'appliquait aux entreprises comme aux particuliers, a ajouté qu'il fallait aussi que les concernés prennent leurs dispositions pour liquider les comptes existants de cryptomonnaies.

Le Top management de la Banque centrale a mis en avant l'interconnexion des cryptomonnaies avec le système financier traditionnel pour la garantie de la sécurité des paiements. Se montrant un peu plus radical, et venant renchérir sur la décision du directeur de la Banque, John Mangudya, le gouverneur de la Banque central a averti que les Zimbabwéens, qui investissaient dans les cryptomonnaies, le faisaient à «leurs risques et périls».

Une recommandation de la Banque des règlements internationaux

La Banque centrale zimbabwéenne a été toujours été très critique vis-à-vis des cryptomonnaies. En novembre dernier, elle avait déclaré que le Bitcoin, l'une des cryptomonnaies les plus répandues, était illégal comme mode de paiement en attendant un cadre de régulation. Ce n'était pas la première institution centrale à prendre une décision de ce genre. Un peu plus tôt, la Reserve Bank of India avait pris une décision similaire alors que la Banque centrale du Kenya avait averti sur les risques de fraude et de piratage sur les cryptomonnaies.

Cette décision de la Banque centrale du Zimbabwe s'aligne surtout sur une recommandation de la Banque de règlements internationaux (BRI) sur la question. Voulant protéger les consommateurs et les investisseurs dont la confiance dans la monnaie et les institutions financières est aujourd'hui mise en danger par la prolifération des cryptomonnaies, la plus vieille organisation financière internationale du monde basée à Bâle en Suisse, a appelé à la prudence concernant les cryptomonnaies, les comparant même à la pyramide de Ponzi.

«Le Bitcoin le montre clairement : s'il a peut-être été conçu comme un système de paiement alternatif hors de toute intervention gouvernementale, il associe aujourd'hui les caractéristiques d'une bulle, d'une pyramide de Ponzi et d'une catastrophe pour l'environnement», a expliqué en février dernier Augustin Cartens, le directeur général de la BRI, citée par Le Figaro. Le Top management de la BRI qui s'exprimait dans le cadre d'une conférence organisée par la Bundesbank, la banque centrale allemande, à l'Université Goethe de Francfort en Allemagne, a ajouté que «l'ascension fulgurante des cryptomonnaies ne doit pas nous faire oublier la place importante qu'occupent les banques centrales en tant que dépositaires de la confiance du public». «Des jetons numériques privés se faisant passer pour des monnaies ne doivent pas nuire à cette confiance», a-t-il poursuivi.

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