Capital-Investissement : Sewa Wilson tente le déchiffrage de « l’outil idéal » pour financer l’émergence africaine

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(Crédits : DR)
La question du financement des projets gouvernementaux en Afrique est devenue très cruciale, surtout en ce moment où le développement motive tous les programmes gouvernementaux. Mais alors que les Etats se battent pour la plupart entre endettement et fonds propres, Sewa Wilson, banquier et analyste financier congolais, propose le capital-investissement. Son livre, qui sortira officiellement lundi 8 mai à Paris, en expose les contours.

L'heure est aux préparatifs à Paris de la sortie officielle, lundi 8 mai, de « Capital-investissement, levier de croissance pour un continent émergent », un livre qui explique l'alternative au financement traditionnel que représente le capital-investissement pour les gouvernements africains.

L'auteur, Sewa Wilson, 33 ans, est un ancien banquier. Diplômé en Droit et titulaire d'un Master II en Management et Stratégies Financières, ainsi que plusieurs certifications pro sur les marchés pétroliers, l'innovation bancaire, il est passé chez de grands groupes financiers tels HSBC ou encore BNP Paribas à Paris. Mais depuis deux ans, l'homme s'est consacré à sa propre entreprise mise en place avec des amis, WL & Associés, un cabinet de conseil et d'affaires basé à Paris. C'est d'ailleurs la même structure qui édite son tout nouveau livre, « au même titre que les rapports et les veilles économiques que nous publions », souligne-t-il dans un entretien avec La Tribune Afrique. « Nous avons fait ce choix pour accroître notre notoriété et surtout sur la partie publication avoir cette capacité à sortir des ouvrages sans contraintes des maisons d'éditions », explique l'auteur.

Et dans son livre, Sewa Wilson aborde exclusivement le financement des projets gouvernementaux par le capital-investissement. « On entend beaucoup parler des alternatives au financement traditionnel pour les entrepreneurs. L'explosion des startups a favorisé cela. Mais de moins en moins de spécialistes se penchent sur le financement public par le capital-investissement qui pourrait pourtant aider nos gouvernements pour tout ce qui est croissance, financement et autres. », explique-t-il.

« Les prêts du FMI et autres ne peuvent plus faire l'affaire de l'Afrique »

Pourtant dans le contexte actuel de promotion du développement, ce dont ont besoin les pays africains, c'est de multiplier les pistes pour la concrétisation des projets de développement, infrastructures et autres.

« Nos économies sont souffrantes, parce que fortement endettées, donc ne disposent pas de fonds pour investir dans les secteurs porteurs, mais parallèlement elles aspirent à l'émergence. Or l'émergence nécessite le financement. Et pour une Afrique qui vise l'émergence dans les 10 années à venir, elle n'a pas plus intérêt à se financer par les fonds propres ou encore par le FMI ou les autres institutions internationales qui prêtent parfois à des taux très élevés et imposent souvent des conditions comme on le voit pour plusieurs pays », explique le financier.

« Aujourd'hui, le capital-investissement intervient comme approprié pour permettre de rebooster ces économies africaines sans pour autant toucher aux ressources du trésor ou aux fonds propres de l'Etat. On part sur des périodes vraiment limitées, 4 ans, 5 ans au grand maximum 10 ans. Ces capitaux sont là pour appuyer quelque chose de concret qui sera rapidement palpable au bout de 10 ans. De plus, l'investisseur qui va injecter des fonds dans la construction d'une route à titre d'exemple, va vouloir en bénéficier, au final, tout le monde est gagnant, et l'Etat, et l'investisseur. »

livre

Connu pour ses interventions sur Africa24, Télésud ou RFI en tant que spécialiste des questions financières, Sewa Wilson -qui est à son second essai après « Le Nouvel entrepreneur africain »- espère que son nouveau livre, disponible dans une semaine, permettra aux institutions publiques des pays africains de porter un nouveau regard sur leurs modes de financement.

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